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Acheter Donkervoort classiques

Depuis 1978, Donkervoort construit aux Pays-Bas des sportives ultra-légères selon la philosophie de Colin Chapman — du S7 au moteur Ford Crossflow jusqu'au F22 de 500 ch et 750 kg. Chaque Donkervoort est artisanal, sans compromis et taillé pour les puristes.

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Résultats de la recherche

Image 1/50 de Donkervoort S8 (1984)
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1984 | Donkervoort S8

Donkervoort S8 2.0 S8

29 900 €
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Image 1/37 de Donkervoort S8 (1984)
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1984 | Donkervoort S8

Donkervoort S8 2.0 S8

27 900 €
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Image 1/15 de Donkervoort S8A (1985)
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1985 | Donkervoort S8A

1985 Donkervoort Super Eight '85

27 500 €
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Image 1/21 de Donkervoort S8 (1984)
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1984 | Donkervoort S8

1er propriétaire – 11 000 km d'origine – Entièrement d'origine

49 950 €
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Image 1/20 de Donkervoort D8 GTO-RS (2019)
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2019 | Donkervoort D8 GTO-RS

Pack Carbone – Historique complet – 1 sur 40 – Climatisation – ABS de course

179 950 €
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Image 1/18 de Donkervoort S8AT (1993)
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1993 | Donkervoort S8AT

Historique présent – Entretien parfait – D’origine

37 500 €
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Image 1/20 de Donkervoort D8 180R (2002)
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2002 | Donkervoort D8 180R

Carbone - Interrupteur principal - Version Cup - 1 sur 29

54 950 €
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Image 1/37 de Donkervoort D8 Zetec (1997)
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1997 | Donkervoort D8 Zetec

Long Term Ownership - Upgraded Zetec -

49 500 €
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Image 1/50 de Donkervoort D8 GTO-RS (2017)
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2017 | Donkervoort D8 GTO-RS

Donkervoort D8 GTO-RS

164 900 €
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Références d'annonces "Donkervoort" de Classic Trader

Vous trouverez ci-dessous des annonces liées à votre recherche qui ne sont plus disponibles sur Classic Trader. Utilisez ces informations pour obtenir un aperçu de la disponibilité, des tendances de valeur et des prix actuels d'une "Donkervoort" afin de prendre une décision d'achat plus éclairée.

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Image 1/15 de Donkervoort S8A (1985)

1985 | Donkervoort S8A

1985 Donkervoort Super Eight '85

29 950 €il y a 8 mois
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Image 1/2 de Donkervoort S8 (1984)

1984 | Donkervoort S8

1984 Donkervoort Super Eight '84

29 950 €il y a 9 mois
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Histoire

L'histoire de Donkervoort commence par une frustration devenue obsession. En 1978, l'ingénieur néerlandais Joop Donkervoort acquiert les droits d'importation des kit cars Lotus Seven pour les Pays-Bas, pour découvrir qu'ils ne peuvent obtenir l'homologation néerlandaise. Plutôt que d'abandonner, Joop décide de redessiner le châssis pour répondre à la réglementation locale — créant ainsi, sans le vouloir, l'une des marques de sportives les plus distinctives d'Europe.

Le premier Donkervoort S7 sort d'un petit atelier de Tienhoven la même année. Propulsé par un moteur Ford Crossflow 1,6 litre de 90 ch accouplé à une boîte quatre vitesses, le roadster de moins de 500 kg atteint plus de 170 km/h. La suspension avant utilise des composants Triumph, tandis que le pont arrière provient d'une Ford Escort. Brut, direct et absolument focalisé, le S7 incarne le célèbre dicton de Chapman : « Ajouter de la puissance rend plus rapide en ligne droite, retirer du poids rend plus rapide partout. »

En 1980, le S8 (Super Eight) arrive avec une voie élargie, un moteur Ford OHC 2,0 litres de 110 ch et une boîte cinq vitesses. La sécurité passive est améliorée avec un double circuit de freinage et deux réservoirs en aluminium montés devant le pont arrière. Environ 140 S7 et S8 sont construits à Tienhoven avant le déménagement vers des locaux plus grands à Loosdrecht en 1983.

Le S8A représente un bond technologique significatif. Le nouveau châssis est plus large et plus léger, avec des panneaux d'aluminium collés et rivetés à l'aveugle — une technique révolutionnaire jamais utilisée auparavant dans l'industrie automobile. La suspension arrière indépendante et l'injection électronique distinguent le S8A de ses prédécesseurs. Le Ford OHC 2,0 litres produit désormais 117 ch. Le « A » signifie Amber, la fille de Joop Donkervoort — dont le premier trajet depuis l'hôpital se fit, naturellement, en Donkervoort.

Le S8AT (1986–1994) répond à la demande croissante de puissance : le moteur Ford reçoit un turbocompresseur Garrett T3 avec échangeur, produisant 170 ch initialement puis 190 ch en 2,2 litres. Le turbo compense la perte de puissance due au catalyseur désormais obligatoire.

Un point d'exclamation extravagant arrive en 1988 avec le D10, dévoilé au Salon de Paris pour le dixième anniversaire de l'entreprise. Seulement 10 exemplaires — extrêmes à tous égards : pas de pare-brise, pas de roue de secours, juste un casque. En 1989, le D10 bat le record du monde d'accélération pour voitures de série : 0 à 100 km/h en 4,85 secondes. Avec le D10, le préfixe « S » disparaît définitivement des noms de modèles.

1993 marque le début de l'ère D8 avec le moteur Ford Zetec. Le Zetec 1,8 et 2,0 litres remplace les vieux Ford OHC, et un nouveau châssis signale l'indépendance définitive de la marque. La version Sport remplace des pièces métalliques par de la fibre de carbone et utilise un carter d'embrayage en aluminium.

Le D8 Cosworth (1995–1998) devient le premier véritable tueur de supercars de la marque : le turbo Cosworth YB 2,0 litres — célèbre par les Ford Sierra et Escort RS Cosworth — produit 220 à 280 ch, propulsant le roadster de 695 kg à 100 km/h en 4,1 à 4,8 secondes pour une pointe à 235 km/h. Sur circuit, le Cosworth est notoire — le talent au volant est obligatoire.

Le partenariat avec Audi débute en 1998 après une rencontre fortuite dans le paddock des 24 Heures du Nürburgring. Dès 1999, le 1,8 litre 20 soupapes turbo (AGU) remplace les moteurs Ford — plus léger, plus compact, respectant les normes d'émissions les plus strictes. Disponible en 150, 180, 210 puis 245 ch. En 2000, Donkervoort emménage dans des installations sur mesure à Lelystad, avec une capacité de 100 voitures par an. En 2003, la production de châssis est internalisée.

Le D8 270 RS bat le record du tour sur la Nordschleife pour voitures homologuées route en 2004 — de 15 secondes face au précédent détenteur, Porsche. Seulement 25 exemplaires numérotés du RS de 270 ch sont construits, tous vendus en quelques mois. À partir de 2008, le D8 270 devient un modèle de série et est la septième voiture de série la plus rapide sur la Nordschleife en 2011 (7:14,9).

Le D8 GT (2007–2012) est le premier Donkervoort fermé — avec portes papillon, voie élargie de 8 cm, freins Tarox et jantes forgées 17 pouces Rays Engineering. Le toit, tout l'arrière, les portes et les ailes sont en fibre de carbone. À seulement 650 kg, le D8 GT est le GT le plus léger du monde. Production limitée à 50 exemplaires par an.

En décembre 2011, le D8 GTO est dévoilé comme la génération suivante — ne partageant que 5 % de ses pièces avec le D8 270. Le cinq cylindres en ligne 2,5 litres TFSI Audi monté longitudinalement produit 340 à 380 ch, la carrosserie est entièrement en fibre de carbone, et le GTO est 35 cm plus long et 15 cm plus large que ses prédécesseurs. En 2012, Donkervoort devient la première entreprise au monde à obtenir l'homologation européenne petite série (ECSSTA).

Le D8 GTO-JD70 (2020) devient la première voiture de série à franchir la barrière des 2G d'accélération latérale sur pneus route. 415 ch, 680 kg, carrosserie 95 % fibre de carbone, direction assistée et ABS en option — hommage au 70e anniversaire de Joop Donkervoort, limité à 70 exemplaires.

En 2021, Joop transmet la direction à son fils Denis Donkervoort. En décembre 2022, Denis présente le F22 — le premier Donkervoort entièrement nouveau sous sa direction : 500 ch, 750 kg, toit Twin Targa en fibre de carbone, coffre de 298 litres. La production initialement prévue de 50 unités est étendue à 75 puis 100 voitures — toutes vendues avant la livraison du premier exemplaire.

Depuis 1978, plus de 1 500 Donkervoort ont été construites à la main à Tienhoven, Loosdrecht et Lelystad — chacune unique.

Highlights

Ce qui distingue Donkervoort de tout autre constructeur de sportives, c'est son intransigeance radicale. Le slogan « No Compromise » n'est pas du marketing — c'est un cahier des charges. Chaque gramme est remis en question, chaque composant optimisé pour son rapport poids-bénéfice.

Les cinq modèles de collection les plus importants :

  • S7 (1978–1984) : Le père fondateur. Ford Crossflow 1,6 litre, 90 ch, moins de 500 kg. Extrêmement rare et très recherché comme document fondateur de la marque.
  • D8 Cosworth (1994–1998) : Le premier Donkervoort à terroriser les supercars. 220–280 ch du turbo Cosworth YB, 695 kg, 235 km/h. Notoriété sur circuit, déclaration sur route.
  • D8 GT (2007–2012) : Premier Donkervoort fermé avec portes papillon et 650 kg — le GT le plus léger du monde. Toit carbone, arrière carbone, portes carbone. 50 exemplaires par an.
  • D8 GTO-JD70 (2020) : 415 ch, 680 kg, 2G d'accélération latérale. 70 exemplaires pour les 70 ans du fondateur. Le sommet technologique de l'ère D8.
  • F22 (2022–présent) : 500 ch, 750 kg, toit Twin Targa, 666 ch par tonne. Premier modèle sous Denis Donkervoort — et le premier véritable supercar Donkervoort.

Caractéristiques de construction uniques :

  • Châssis tubulaire en acier avec soudures au cuivre et panneaux d'aluminium collés — méthode perfectionnée depuis les années 1980.
  • Technologie carbone Ex-Core : Issue de la recherche Formule 1, permettant des formes complexes avec un poids minimal et une rigidité maximale.
  • Moteurs turbo cinq cylindres Audi : Base motorisation depuis 1999 — du quatre cylindres 1,8 litre au cinq cylindres en ligne 2,5 litres jusqu'à 500 ch.
  • Aucune aide électronique (sur la plupart des modèles) : Pas de direction assistée (optionnelle sur JD70 et F22), pas de servofrein, pas d'ESP — uniquement le pilote, la mécanique et la route.
  • Construction artisanale à Lelystad : Chaque voiture assemblée à la main dans l'usine de Flevoland.

Données Techniques

Aperçu du Marché et Conseils d'Achat

Les véhicules Donkervoort évoluent dans une niche de marché hautement exclusive avec une demande en croissance constante. Les chiffres de production extrêmement faibles — seulement 1 500 véhicules depuis 1978 — et la fabrication artisanale garantissent une évolution de valeur stable ou à la hausse.

Orientation des prix par modèle (2024–2026) :

  • S7/S8 (1978–1984) : 18 000–26 000 €. Les modèles d'entrée les plus accessibles. Catawiki a atteint 26 000 € pour un S8AT de 1990 en 2023.
  • S8A/S8AT (1985–1994) : 30 000–48 000 €. Le S8AT turbo est le plus recherché.
  • D8 Zetec (1993–1998) : 36 000–55 000 €. Entrée solide dans l'univers D8 avec la mécanique Ford fiable.
  • D8 Cosworth (1994–1998) : 47 000–70 000 €. Le moteur Cosworth YB jouit d'un statut culte.
  • D8 Audi (1999–2012) : 48 000–75 000+ €. Les modèles Wide Track avec 210–270 ch se situent en haut de la fourchette.
  • D8 GT (2007–2012) : 80 000–120 000 €. Premier Donkervoort fermé avec portes papillon — un futur classique.
  • D8 GTO (2013–2022) : 130 000–200 000 €. L'usine propose un GTO de 2015 avec 6 400 km à 159 900 €.
  • D8 GTO-JD70 (2020–2022) : 143 000–234 900 €. Collecting Cars a atteint 214 000 € en décembre 2022 ; SBX Cars a vendu un exemplaire à 143 000 € en mars 2025.
  • D8 GTO-40 (2018–2020) : 189 900 € (usine, 2020, 7 500 km). Seulement 40 exemplaires.
  • F22 (2023–présent) : 359 900 € (usine, 2023). Les 100 exemplaires sont épuisés.

Ce que les acheteurs français doivent vérifier :

Contrôle Technique :

  • En France, les Donkervoort doivent passer le Contrôle Technique tous les deux ans. Les points de contrôle spécifiques incluent le châssis tubulaire (corrosion), les ancrages de suspension et les soudures.
  • L'homologation européenne ECSSTA obtenue en 2012 facilite l'immatriculation en France pour les modèles récents. Les modèles antérieurs peuvent nécessiter une réception à titre isolé (RTI) auprès de la DREAL.

Points d'inspection mécanique :

  • Moteurs Audi (1.8T et 2.5 TFSI) : Vérifier les conduites d'huile du turbo et le circuit de refroidissement d'huile. La pression d'huile doit être conforme à 80 °C.
  • Support de différentiel : Sur les D8 puissants (Cosworth, AGU 210+, E-gas 270), la soudure du support de différentiel est un point faible connu. Donkervoort propose une modification de renfort officielle.
  • Châssis tubulaire : Vérifier la corrosion, particulièrement sur les véhicules utilisés régulièrement par temps humide. Les soudures au cuivre aux points d'ancrage de suspension sont critiques.
  • Carrosserie carbone (GTO, JD70, F22) : Vérifier fissures, délaminage et réparations. Les réparations carbone sont coûteuses et nécessitent des spécialistes.

Pièces détachées :

  • Donkervoort à Lelystad fournit les pièces détachées directement et propose un service patrimoine complet pour les classiques.
  • Les pièces moteur Audi sont disponibles via le réseau Audi — un avantage majeur par rapport aux autres petits constructeurs.

Au Volant

Conduire une Donkervoort, c'est perdre toute illusion de distance entre le pilote et la machine. On ne s'assoit pas dans une Donkervoort — on la porte. Le siège est monté à quelques centimètres du bitume, le volant (sur la plupart des modèles un Momo de compétition à démontage rapide) se trouve directement devant la poitrine, et le moteur gronde à un seul panneau de distance.

Même le S7 avec ses 90 ch paraît grisant dans le châssis ultra-léger. Chaque bosse, chaque pierre, chaque joint dans la chaussée voyage sans filtre à travers le cadre jusqu'au corps. La direction est lourde à basse vitesse — sans surprise avec la crémaillère directe sans assistance — mais au-dessus de 60 km/h, elle devient un instrument de précision traduisant chaque millimètre d'entrée en changement directionnel immédiat.

Le D8 Cosworth est d'une tout autre catégorie : quand le turbo Garrett T3 atteint la pleine pression vers 3 000 tr/min, le roadster de 695 kg explose vers l'avant comme un projectile. Le moteur Cosworth aboie, grogne et siffle à travers le wastegate — un son addictif. La boîte cinq vitesses Borg-Warner exige des passages délibérés, et le différentiel autobloquant Torsen à 40 % de verrouillage maintient la voiture en trajectoire même sous forte accélération en sortie de virage. Pas d'ESP, pas d'ABS — juste le pilote et la physique.

Le D8 GTO élève l'expérience à un autre niveau. Le cinq cylindres Audi chante son son distinctif et incomparable — ce hurlement rauque et rythmique que seul un cinq cylindres en ligne peut produire. 340 à 415 ch face à 680–730 kg : le rapport poids-puissance de 1,8 kg/ch (sur le JD70) signifie que chaque input d'accélérateur déclenche une réponse immédiate, presque violente. 0 à 100 km/h en 2,7 secondes — plus rapide que la plupart des supercars coûtant dix fois plus.

Dans les virages, la vraie force se révèle : les pneus Nankang AR1 (sur le JD70), combinés au châssis ultra-léger et à l'appui aérodynamique (80 kg sur l'essieu arrière via le double diffuseur), génèrent des forces latérales qui défient l'entendement. 2G en virage — cela signifie que votre corps est poussé latéralement avec le double de son propre poids.

Le F22 ajoute une nouvelle dimension : le toit Twin Targa se retire avec trois loquets manuels et se range dans le coffre. Les amortisseurs adaptatifs TracTive permettent de basculer entre un réglage route confortable et une rigidité circuit sans compromis. Le système de levage hydraulique optionnel soulève la voiture de 35 mm — enfin, les ralentisseurs et les rampes de parking ne sont plus des obstacles.

Design

Le design de chaque Donkervoort est la conséquence directe de sa fonction — et c'est exactement voulu. Joop Donkervoort n'a jamais employé de designer au sens traditionnel ; la forme suit la philosophie de légèreté, et chaque ligne a une raison technique.

Les premiers modèles — S7, S8, S8A — affichent ouvertement leur héritage Lotus Seven : long capot, ailes indépendantes, cabine minuscule, châssis tubulaire apparent. Le S7 est pratiquement une Lotus Seven avec un passeport néerlandais. Le S8A introduit les premiers éléments de design indépendants en 1985 : le nez et les ailes latérales reçoivent une forme plus élégante et profilée.

Le D8 Zetec marque la rupture visuelle en 1993 : les traditionnelles longues ailes avant (version Classic) cèdent la place sur la version Sport aux ailes cycle — garde-boue individuels ne couvrant que les roues, exposant la suspension.

Le D8 GT change tout en 2007 : pour la première fois, un Donkervoort a un toit fixe — et des portes papillon qui rendent l'accès à l'étroite cabine à peine pratique. Les optiques sont redessinées, la voie élargie de 8 cm, et tout l'arrière est une seule sculpture en fibre de carbone.

Le D8 GTO (2013) grandit dans toutes les dimensions : 35 cm plus long, 15 cm plus large. La carrosserie est entièrement en fibre de carbone — sur la Bare Naked Carbon Edition (BNCE, dès 2015), le carbone n'est même pas peint mais simplement verni ou teinté, laissant le tissage visible. Les ouvertures hexagonales de refroidissement deviennent la nouvelle signature de la marque.

Le F22 sous Denis Donkervoort est le plus grand et le plus civilisé des Donkervoort — et pourtant immédiatement reconnaissable. Les proportions ont grandi (4 039 mm de longueur, 1 912 mm de largeur), les lignes sont plus fluides. Le toit Twin Targa en fibre de carbone avec sa barre centrale de renfort Ex-Core est à la fois une déclaration de design et d'ingénierie. Les portes papillon demeurent, tout comme le caractère en plein air.

Autres

Compétition : Donkervoort possède un actif héritage en compétition. La Donkervoort Cup (série monomarque) a servi de plateforme de développement. En 2008, le D8 GT a participé au Championnat d'Europe FIA GT4 et a terminé premier et troisième de sa catégorie à Spa-Francorchamps dès sa première course. Le D8 270 RS a battu le record du tour sur la Nordschleife en 2004.

Marché américain : En juillet 2022, le D8 GTO Individual Series est devenu le premier Donkervoort officiellement vendu aux États-Unis, à partir de 240 000 USD. Le premier exemplaire a été livré en Floride.

Résumé

Donkervoort est la réalisation la plus aboutie de la philosophie de légèreté de Colin Chapman disponible sur le marché. Depuis 1978, la manufacture néerlandaise a construit à la main plus de 1 500 sportives — du modeste S7 de 90 ch au F22 de 500 ch et 750 kg. Cinq modèles définissent le paysage de collection : le S7 comme document fondateur, le D8 Cosworth comme premier tueur de supercars, le D8 GT comme GT le plus léger du monde, le D8 GTO-JD70 comme sommet technologique de l'ère D8, et le F22 comme premier véritable supercar Donkervoort.

Le marché est exclusif mais stable : les modèles classiques S7/S8 démarrent autour de 18 000 €, le D8 Cosworth atteint 70 000 €, et les éditions limitées comme le JD70 ou le F22 oscillent entre 143 000 € et 360 000 €. Qui achète une Donkervoort n'achète pas une voiture — il achète une conviction. Pas d'aides électroniques, pas de poids superflu, pas de compromis. Seulement le pilote, la machine et la route.