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L'alliance improbable entre le génie aéronautique italien et la puissance commerciale de Milwaukee a donné naissance à des machines cultes. Des monocylindres horizontaux aux titres mondiaux de Walter Villa et aux exploits de Michel Rougerie, découvrez l'histoire d'une marque qui a marqué l'âge d'or du Continental Circus.
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1963 | Aermacchi Harley-Davidson Ala d'oro 250
Aermacchi - Harley Davidson 250 S Ala D'Oro
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1969 | Aermacchi Harley-Davidson Ala d'oro 350
Aermacchi - Harley Davidson 350 Ala d'oro
1971 | Aermacchi Harley-Davidson 350 GT Sprint
2025-05-13 14:42:20 | Aermacchi - Harley Davidson 350 SPRINT
1973 | Aermacchi Harley-Davidson 350 GT Sprint
Harley-Davidson Aermacchi 350 SS NE
1965 | Aermacchi Harley-Davidson Ala d'oro 250
c.1963 Aermacchi Harley-Davidson Ala D'oro 250cc
1962 | Aermacchi Harley-Davidson Ala d'oro 250
1962 Aermacchi Harley-Davidson Ala d'Oro 248cc
1971 | Aermacchi Harley-Davidson 350 GT Sprint
Aermacchi 350GTS
1965 | Aermacchi Harley-Davidson Ala d'oro 250
AERMACCHI Aermacchi-Harley-Davidson-ANNO-1965-5-MARCE
1974 | Aermacchi Harley-Davidson De Luxe 125
AERMACCHI -HARLEY DAVIDSON 125 DE LUXE
1974 | Aermacchi Harley-Davidson De Luxe 125
AERMACCHI -HARLEY DAVIDSON 125 DE LUXE
1968 | Aermacchi Harley-Davidson Ala d'oro 250
1968 Harley-Davidson Aermacchi Sprint ERS 350cc
1972 | Aermacchi Harley-Davidson 350 GT Sprint
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Histoire
L'aventure Aermacchi Harley-Davidson est le récit d'une fusion culturelle unique dans le monde du deux-roues. Tout commence sur les rives du lac de Varèse, en Italie, bien loin des fonderies du Wisconsin. La société Aeronautica Macchi, fondée en 1912 par Giulio Macchi, s'est d'abord illustrée dans la construction d'hydravions de course, établissant des records de vitesse mondiaux qui tiennent encore aujourd'hui pour certains types de moteurs à pistons.
Après la Seconde Guerre mondiale, les traités de paix interdisent à l'Italie de produire des avions militaires. À l'instar de Piaggio ou d'Innocenti, Aermacchi doit se réinventer pour survivre. L'entreprise se tourne vers la mobilité légère. Dès 1948, elle lance des triporteurs, puis en 1951, ses premières motocyclettes comme la Cigno et la Monsone.
Le véritable tournant technologique survient en 1956 avec la présentation de la Chimera 175. Conçue par l'ingénieur Alfredo Bianchi, cette machine introduit le moteur monocylindre quatre-temps horizontal, une architecture dérivée de l'aéronautique. Ce choix permet d'abaisser considérablement le centre de gravité et de favoriser un refroidissement optimal. Ce moteur "couché" deviendra la signature technique de la marque pour les deux décennies suivantes.
En 1960, Harley-Davidson, confronté à l'offensive des petites cylindrées japonaises sur le marché américain, cherche une solution rapide pour étoffer son catalogue. La marque de Milwaukee rachète 50 % de la division moto d'Aermacchi. Les machines produites à Varèse sont désormais badgées "Harley-Davidson" pour les États-Unis et "Aermacchi Harley-Davidson" pour l'Europe. La Sprint 250 est le premier fruit de cette union, une machine légère et maniable qui détonne dans les concessions habituées aux lourds V-twins.
La France joue un rôle crucial dans l'épopée de la marque durant les années 1970. C'est l'époque du "Continental Circus", où des pilotes français de talent comme Michel Rougerie portent haut les couleurs de l'écurie italo-américaine. Rougerie, devenu l'idole des motards français après sa victoire au Bol d'Or 1969, rejoint l'équipe officielle Harley-Davidson. En 1975, il termine vice-champion du monde 250cc derrière son coéquipier Walter Villa, après une saison mémorable où la France vibre pour ses exploits au Mans et sur les circuits européens.
En 1974, Harley-Davidson (alors propriété du groupe AMF) rachète les 50 % restants, mais la crise pétrolière et la concurrence acharnée des Japonais rendent la rentabilité difficile. L'aventure prend fin en 1978 lorsque le site de Varèse est vendu aux frères Castiglioni, qui fonderont sur ces bases la marque Cagiva, sauvant ainsi un savoir-faire précieux qui profitera plus tard à Ducati et MV Agusta.
Highlights
Ce qui rend une Aermacchi Harley-Davidson si particulière pour un collectionneur, c'est ce mélange d'élégance latine et de robustesse pragmatique. Voici les points forts qui définissent la marque :
Le moteur monocylindre horizontal est sans aucun doute le trait le plus distinctif. Contrairement aux moteurs verticaux de l'époque, cette disposition offre une finesse exceptionnelle à la moto. Pour le pilote, cela se traduit par une agilité chirurgicale dans les enchaînements de virages, une caractéristique qui a permis aux Aermacchi de briller sur les circuits techniques comme le tracé court du Mans.
L'Ala Verde 250 (l'Aile Verte) reste pour beaucoup le chef-d'œuvre de la marque pour la route. Produite entre 1959 et 1972, elle offrait des performances de premier plan avec ses 18 à 25 chevaux pour un poids plume de 115 kg. Elle représentait l'essence même de la "sportiva" italienne des années 60, capable de rivaliser avec des cylindrées bien supérieures grâce à sa vitesse de passage en courbe.
Dans le domaine de la compétition, l'Ala d'Oro (l'Aile d'Or) a dominé les courses de clubs et les Grands Prix nationaux. Vendue "prête à courir" aux pilotes privés, elle a permis à toute une génération de coureurs de débuter en compétition avec une machine fiable et compétitive. En France, de nombreuses Ala d'Oro ont animé les grilles de départ des circuits de Monthléry ou de Magny-Cours.
L'ère des deux-temps (1971-1978) a marqué le sommet sportif de la marque. Les modèles RR 250 et RR 350, bicylindres à refroidissement liquide, ont décroché quatre titres mondiaux consécutifs avec Walter Villa. Ces machines sont aujourd'hui des pièces de musée rarissimes, symbolisant l'apogée technique de l'usine de Varèse avant sa cession.
Enfin, l'aspect collection double est un atout majeur. Posséder une Aermacchi Harley-Davidson, c'est s'adresser à la fois aux passionnés de mécaniques italiennes raffinées et aux amateurs de l'histoire de Harley-Davidson. C'est un ticket d'entrée privilégié pour des événements prestigieux comme les Coupes Moto Légende à Dijon-Prenois, où ces machines sont toujours accueillies avec ferveur.
Données Techniques
Caractéristiques communes (Modèles 4-temps) :
- Distribution : Soupapes en tête (OHV) actionnées par tiges et culbuteurs.
- Lubrification : Carter humide, pompe à huile à engrenages.
- Transmission : Boîte 4 rapports (premiers modèles) puis 5 rapports. Embrayage multidisque à bain d'huile.
- Alimentation : Carburateur Dell'Orto (diamètre variable selon le modèle, de 24 à 30 mm).
- Cadre : Simple berceau dédoublé en tubes d'acier (très rigide pour l'époque).
- Suspensions : Fourche télescopique (souvent Ceriani sur les modèles sportifs) et bras oscillant avec amortisseurs hydrauliques.
Aperçu du Marché et Conseils d'Achat
Le marché français pour les Aermacchi Harley-Davidson est dynamique, soutenu par une base de passionnés très active. Contrairement aux prix parfois prohibitifs des Ducati monocylindres de la même époque, les Aermacchi restent relativement accessibles tout en offrant une qualité de fabrication supérieure.
Ala Verde 250 : La valeur sûre
C'est le modèle le plus recherché pour un usage régulier en collection. Une belle Ala Verde en état d'origine se négocie entre 6 500 € et 10 000 €. Les versions à 5 rapports sont plus prisées car plus agréables sur route. En France, surveillez les annonces lors de grands événements comme le Salon Moto Légende. Une machine restaurée avec soin peut atteindre 12 000 €, surtout si elle possède un historique limpide.
Sprint 350 : L'alternative coupleuse
Plus présente sur le marché grâce à l'influence américaine, la Sprint 350 (versions SS ou SX) offre un agrément moteur supérieur pour les balades. Comptez entre 5 000 € et 8 500 €. C'est une excellente base pour ceux qui souhaitent une moto de caractère sans le côté pointu des 250 de course.
Ala d'Oro et modèles de compétition
Ici, les prix s'envolent. Une authentique Ala d'Oro 250 peut dépasser les 25 000 €. Attention aux nombreuses répliques construites à partir de cadres de route. Les modèles RR (bicylindres 2T) sont quasiment introuvables sur le marché public et se vendent souvent lors de ventes aux enchères spécialisées (Bonhams, Artcurial) pour des montants dépassant les 40 000 €.
Les points à surveiller lors de l'examen
- Étanchéité moteur : Le cylindre horizontal est sujet aux suintements d'huile au niveau de l'embase et des caches culbuteurs. Rien de dramatique, mais cela nécessite un entretien rigoureux des joints.
- Circuit électrique : Les modèles équipés de systèmes Magneti Marelli 6V sont connus pour leur faiblesse. Beaucoup de propriétaires en France installent des allumages électroniques 12V (type Powerdynamo) pour fiabiliser la machine. C'est une modification acceptée qui n'enlève rien à la valeur, sauf pour les puristes absolus.
- Transmission : Vérifiez l'état de la boîte de vitesses. Les passages doivent être francs. Un verrouillage capricieux peut signaler des fourchettes usées, une réparation coûteuse car elle impose l'ouverture complète des carters.
- Disponibilité des pièces : Contrairement aux idées reçues, on trouve encore beaucoup de pièces d'usure. Des spécialistes en Italie et aux Pays-Bas fournissent des pistons, des joints et des câbles de refabrication. Les pièces de carrosserie spécifiques (réservoirs Ala d'Oro, garde-boue inox) sont en revanche plus difficiles à dénicher.
Comportement
Piloter une Aermacchi Harley-Davidson, c'est redécouvrir les sensations pures de la moto italienne des années 60. Dès que vous actionnez le kick (situé à gauche sur beaucoup de modèles), le monocylindre s'ébroue avec un martèlement caractéristique, profond et métallique. Le ralenti est stable, mais c'est dans les tours que ce moteur révèle son tempérament.
Sur la route, la première chose qui frappe est l'extrême finesse de la machine. On a l'impression d'être sur un vélo motorisé, mais un vélo d'une stabilité exemplaire. Grâce au moteur horizontal, le centre de gravité est placé très bas. Dans les virages serrés des routes de campagne françaises, la moto plonge à la corde avec une facilité déconcertante. Il n'y a pas besoin de forcer sur les demi-guidons ; un simple appui sur les repose-pieds suffit.
Le freinage, assuré par des tambours sur la plupart des modèles, demande une certaine anticipation. S'ils sont bien réglés, ils offrent un mordant suffisant pour le poids de la machine, mais ils peuvent s'avérer limités lors d'une descente de col prolongée. C'est là que le frein moteur du gros monocylindre entre en jeu, offrant une assistance précieuse.
Le confort est spartiate, surtout sur les modèles sportifs. La selle est fine et les vibrations, bien que présentes, ne sont jamais désagréables comme sur certains gros V-twins. Elles font partie de l'expérience, vous connectant directement à la mécanique. Rouler en Aermacchi, c'est aussi accepter de changer ses habitudes : le sélecteur de vitesses est souvent à droite, avec la première en haut, ce qui demande un temps d'adaptation pour ne pas se tromper de pédale lors d'un freinage d'urgence !
Pour ceux qui choisissent les modèles deux-temps plus récents comme la SST 350, le caractère est radicalement différent. On retrouve la nervosité du cycle deux-temps avec une montée en puissance plus brutale et une odeur d'huile de mélange qui rappelle les paddocks des années 70. C'est moins "noble" aux yeux de certains, mais tout aussi amusant à piloter.
Design
Le style Aermacchi Harley-Davidson est un témoignage fascinant du design industriel de l'après-guerre. On y retrouve l'influence de l'aéronautique dans chaque courbe.
La Chimera 175 reste l'icône absolue en termes de design. Avec sa carrosserie intégralement carénée qui englobe le moteur et le réservoir, elle semblait sortir d'un film de science-fiction des années 50. Bien qu'elle ait été un échec commercial à l'époque (les motards préféraient voir la mécanique), elle est aujourd'hui considérée comme une pièce d'art moderne. Sa ligne fuyante et son phare intégré sont d'une élégance rare.
Sur les modèles plus conventionnels comme l'Ala Verde, le design se fait plus athlétique. Le réservoir en forme de goutte d'eau, souvent peint dans des teintes bicolores élégantes (rouge et gris ou noir et rouge), s'intègre parfaitement à la ligne horizontale de la moto. Les garde-boue en aluminium ou en inox poli ajoutent une touche de luxe qui manquait souvent aux productions plus utilitaires de l'époque.
L'apport de Harley-Davidson a introduit des éléments plus "américains" sur certains modèles destinés à l'exportation. On a vu apparaître des guidons plus hauts, des réservoirs de type "peanut" (similaires à ceux des Sportster) et davantage de chromes. Ce mélange des genres est particulièrement visible sur la Sprint 350 SS, qui réussit l'exploit d'avoir une silhouette de petite Harley tout en conservant son cœur italien.
Les détails de finition sont remarquables pour des machines de cette cylindrée. Les fonderies d'aluminium sont de grande qualité, et le logo à l'aile (rappelant les origines d'Aermacchi) est fièrement arboré sur les carters et le réservoir. C'est une moto qui se laisse admirer autant qu'elle se pilote, chaque pièce semblant avoir été dessinée avec un souci esthétique permanent.
Course
L'ADN d'Aermacchi Harley-Davidson est indissociable de la compétition. En France, la marque a laissé une empreinte indélébile grâce à ses performances exceptionnelles en Grand Prix.
L'épopée commence avec les monocylindres Ala d'Oro, mais elle atteint son paroxysme avec l'arrivée des bicylindres deux-temps. En 1975, le duel entre Walter Villa et Michel Rougerie captive le public français. Rougerie, avec son pilotage généreux et sa proximité avec les fans, devient le porte-drapeau de Harley-Davidson dans l'hexagone. Ses victoires en Finlande et en Tchécoslovaquie prouvent que les machines de Varèse sont les meilleures du monde à cette époque, dominant même les puissantes usines japonaises.
Le circuit Bugatti au Mans a été le théâtre de nombreuses batailles héroïques. En 1976, lors du Grand Prix de France, les Harley-Davidson officielles survolent les débats, portées par un public en liesse. Cette période dorée a permis à la marque d'acquérir une aura de prestige qui perdure encore aujourd'hui. Les collectionneurs français de modèles de course sont nombreux, et il n'est pas rare de voir des répliques de la machine de Rougerie lors des démonstrations de motos classiques.
Au-delà de la vitesse pure, la marque s'est aussi illustrée en endurance. Bien que moins adaptée que les grosses cylindrées, l'agilité des Aermacchi leur permettait de tirer leur épingle du jeu sur des circuits sinueux. Elles étaient les machines préférées des "privés" qui n'avaient pas les moyens d'entretenir des multicylindres complexes. Fiable, légère et rapide, l'Aermacchi de course était l'arme absolue pour le pilote passionné.
Résumé
Aermacchi Harley-Davidson représente une parenthèse enchantée dans l'histoire de la moto. C'est l'histoire d'une rencontre entre deux mondes que tout opposait, unie par la passion de la performance et de la belle mécanique. Pour l'amateur français, ces motos évoquent les grandes heures du Continental Circus, le son rageur des monocylindres sur les circuits de province et l'élégance d'une époque où l'ingéniosité technique primait sur le marketing.
Investir dans une Aermacchi Harley-Davidson aujourd'hui, c'est choisir une machine avec une âme. Que vous soyez attiré par la pureté d'une Ala Verde, le design audacieux d'une Chimera ou l'histoire sportive d'une Ala d'Oro, vous acquérez un morceau d'histoire aéronautique et motocycliste.
Les prix restent attractifs par rapport aux autres marques italiennes de prestige, et la communauté de propriétaires en France est accueillante et pleine de ressources. C'est une moto qui ne vous laissera jamais indifférent et qui, à chaque coup de kick, vous transportera quelques décennies en arrière, sur une grille de départ baignée de soleil, prête à bondir vers le premier virage.
