- Moto
- Moto Morini (14 ofertas)
Moto Morini à acheter
Depuis 1937, chaque motocyclette quittant l'usine de Bologne porte la signature d'une marque qui défie les tendances. De la 125 Turismo à la 3½ Sport – Moto Morini a construit des machines pour les passionnés, pas pour la masse.
Resultados de la búsqueda

1989 | Moto Morini 3 1/2
Touring



1966 | Moto Morini Corsarino Z
ZZ ULTRA SPECIAL !!! Very rare !!!


1983 | Moto Morini 350 X3 Kanguro
Moto Morini 350 KANGURO

1988 | Moto Morini New York 350
Moto Morini 350 NEW YORK

1972 | Moto Morini Corsarino ZZ
Moto Morini ZETA ZETA 50

1969 | Moto Morini Corsaro 125
Moto Morini CORSARO 125

1958 | Moto Morini Tresette Sprint
Moto Morini 175 TRESETTE


1972 | Moto Morini Corsarino ZZ
50 Zeta Zeta


1962 | Moto Morini Corsaro Veloce
Very rare !!! SPORT VELOCE 125 !!!
Références d'annonces "Moto Morini" de Classic Trader
Vous trouverez ci-dessous des annonces liées à votre recherche qui ne sont plus disponibles sur Classic Trader. Utilisez ces informations pour obtenir un aperçu de la disponibilité, des tendances de valeur et des prix actuels d'une "Moto Morini" afin de prendre une décision d'achat plus éclairée.
1962 | Moto Morini 175 Turismo
-
Histoire & Héritage
Alfonso Morini a fondé en 1937 à Bologne une entreprise qui fabriquait initialement des tricycles de transport. Après la Seconde Guerre mondiale, en 1946, naît la 125 Turismo – un deux-temps avec suspension arrière rigide, techniquement en avance sur son époque. Inspirée par la DKW RT 125, Morini développa le concept plus loin. De la Turismo émergèrent des variantes sport et supersport, jusqu'au débat de la Competizione en 1948. Avec elle, Raffaele Alberti remporta le championnat d'Italie – une machine pilotée plus tard par Umberto Masetti et Alberto Pagani. Ces premières années furent marquées par une passion profonde pour le sport motocycliste, se reflétant dans chaque modèle produit. Morini voulait construire des machines qui ne fonctionnaient pas seulement, mais qui parlaient à l'âme du pilote.
À partir du début des années 1950, Moto Morini se tourna vers le moteur quatre-temps. La Settebello 175 (1952–1958) devint l'étalon-or : 175 cm³, onze à treize chevaux selon la version, une moto de course pour la route. Les pilotes participaient au Giro d'Italia et à la Milano-Taranto. La Gran Turismo offrait onze chevaux en 1954, la version Supersport treize. Parallèlement naquit la Briscola (1956) comme alternative économique. En 1958, la Tresette remplaça la série 175 et établit définitivement Morini comme constructeur sérieux du segment moyen. Cette époque consolida la réputation de la marque pour la fiabilité et les ambitions sportives, même si les chiffres de production restaient modestes comparés aux géants comme Fiat ou Piaggio.
La percée arriva en 1973 avec la 3½ Sport : 344 cm³, moteur V2 à 72°, six vitesses, frein à tambour double Grimeca à l'avant. Le cadre tubulaire Henschel offrait la rigidité avec un poids réduit. La construction provenait de Franco Lambertini, qui avait accumulé l'expérience en sport motocycliste chez Moto Morini. Avec 39 chevaux et 135 kg à sec, la 3½ Sport était plus rapide que bien des concurrentes au cylindrée supérieure. En 1975 suivit la 500 Sport avec 478 cm³ et freins à disque – une réponse directe aux modèles 450 de Ducati. Ces deux machines marquèrent la marque jusqu'aux années 1980. La 3½ Sport est aujourd'hui considérée comme le cœur de l'histoire Morini et le modèle que la plupart des collectionneurs associent à la marque.
Alfonso Morini décéda en 1969 ; sa fille Gabriella Morini reprit et dirigea l'entreprise jusqu'à son acquisition en 1986 par les frères Castiglioni (groupe Cagiva). Moto Morini devait désormais couvrir le segment des choppers : Excalibur et New York (350/501 cm³) naquirent comme soft-choppers. En 1989 vinrent les enduros Kanguro et Coguaro (350/501), techniquement révisés, mais en 1991 la production cessa sous Cagiva. Cette phase est critiquée par de nombreux puristes, car la marque sacrifia son identité sportive pour des tendances de marché qui ne correspondaient pas à son héritage.
En 1999, la famille Morini (Maurizio Morini, neveu d'Alfonso) racheta les droits du nom. À partir de 2004, Moto Morini revint avec des V2 nus puissants : Corsaro 1200, Scrambler et l'enduro de voyage Granpasso. La production resta réduite, axée sur le travail manuel et l'exclusivité – dans l'esprit du fondateur. Aujourd'hui, sous une nouvelle direction, la marque se recentre sur ses racines et lance avec la nouvelle 3½ Sport (2025) un modèle qui doit jeter un pont entre tradition et modernité.
Points forts & Particularités
Moto Morini n'a jamais construit de motos pour le marché de masse. La 3½ Sport en est l'exemple remarquable : le moteur V2 à 72° avec culasse à chambre de combustion Heron et embrayage à bain d'huile livrait 39 chevaux de 344 cm³ – suffisant pour 155 km/h avec 135 kg à sec. Le frein à tambour double Grimeca à l'avant (uniquement sur les premiers modèles jusqu'en 1975) est aujourd'hui un détail très recherché ; les versions ultérieures reçurent des freins à disque. La machine remporta des courses en classe 350 et prouva que la cylindrée seule ne compte pas. La légèreté du maniement et la précision du châssis en faisaient une favorite sur les routes sinueuses.
La Settebello 175 (1952–1958) reste très convoitée par les collectionneurs : homologation routière avec des gènes de moto de course, engagée dans les courses d'endurance comme la Milano-Taranto. Les chiffres de production restèrent bas, rendant les originaux rares aujourd'hui. La Corsaro 125 (années 1960) et Corsarino Z/ZZ (années 1970) montraient la capacité de Morini à construire des machines caractéristiques même en petit cylindrée. Les modèles Corsarino en particulier sont aujourd'hui des classiques populaires pour les jeunes collectionneurs.
Dans les années 1980 naquirent avec Kanguro (350/501) et Dart des enduros robustes, techniquement abouties mais commercialement peu couronnées de succès. Elles utilisaient le moteur V2 éprouvé en géométrie enduro – inhabituel à une époque où les monocylindres dominaient. La Camel 500 combinait les ambitions d'enduro de voyage avec le caractère V2, mais resta une niche. La Dart 350/400 était une tentative intéressante d'établir une moto sport entièrement carénée sur base du moteur V2, mais souffrait de la forte concurrence japonaise.
Après la renaissance à partir de 2004, la Corsaro 1200 avec 117 chevaux de 1187 cm³ (V2, 87°) marqua le retour : technologie moderne (châssis Öhlins, freins Brembo), emballée dans l'esthétique classique du naked-bike. La production resta limitée – Morini ne construisit jamais plus que quelques centaines d'unités par an. Les variantes Corsaro Veloce et Avio offraient des options de performance supplémentaires pour les pilotes exigeants.
Données techniques
Légende : OHV = Soupapes en tête (overhead valve), OHC = Arbre à cames en tête (overhead camshaft), DOHC = Double arbre à cames en tête (double overhead camshaft).
Les 3½ et 500 Sport utilisent des culasses à chambre Heron (culasse plate, chambre de combustion en creux du piston) – une construction qui réduit la génération de chaleur et simplifie l'entretien. Les carburateurs Dell'Orto (généralement PHF ou PHM) exigent un réglage soigné ; les carburants modernes à l'éthanol peuvent attaquer les joints. Les premiers modèles 3½ Sport (jusqu'en 1975) avec freins à tambour Grimeca sont particulièrement recherchés par les collectionneurs. L'allumage électronique de Ducati Elettrotecnica était avancé pour l'époque, mais peut devenir coûteux en cas de défaillance aujourd'hui.
Panorama du Marché et Conseils d'Achat
En France, le marché des Moto Morini est stable mais spécialisé. La 3½ Sport (344 cm³, 1973–1987) domine l'offre. Les prix aux enchères 2024/2025 varient entre €2 800 (base de projet) et €9 500 (état excellent). En France, les exemplaires bien conservés avec contrôle technique valide se vendent souvent entre €5 800 et €8 200. Les premiers modèles avec frein à tambour double Grimeca sont particulièrement recherchés et peuvent dépasser la barre des €8 500. Le marché français bénéficie de la proximité avec l'Italie, facilitant l'importation de véhicules et de pièces.
La 500 Sport (478 cm³, 1975–1983) est plus rare à trouver. Les ventes privées en France se situent entre €7 000–€10 200. La 500 offre plus de couple, ce qui la rend idéale pour les trajets sur les routes de montagne françaises comme les Alpes ou les Pyrénées. Qui cherche une 500 doit souvent faire preuve de patience, car de nombreux propriétaires conservent leurs machines pendant des décennies.
Settebello 175 et Tresette Sprint sont des raretés absolues. Les estimations se situent entre €8 500–€16 000. Les pièces sont difficiles à trouver, ce qui rend l'entretien en France souvent un défi, car les ateliers spécialisés sont rares. De nombreux collectionneurs français s'appuient sur des réseaux en Allemagne ou directement en Italie.
Kanguro/Coguaro Enduros (1982–1988) coûtent entre €3 200 et €5 800. Elles sont techniquement solides, mais l'intérêt des collectionneurs est moindre que pour les modèles sport. Néanmoins, elles offrent une entrée abordable dans l'univers des V2 Morini.
Corsaro 1200 (2005–2011) se négocie comme classique moderne. Les prix commencent à €6 500 pour les machines à kilométrage élevé et atteignent €13 000 pour les pièces de collection en premier propriétaire. Les coûts d'entretien des modèles modernes sont plus élevés, car l'électronique et l'injection exigent une expertise spécialisée.
Conseils d'achat par modèle
3½ Sport : Vérifiez le jeu du vilebrequin et la boîte de vitesses (particulièrement la deuxième vitesse). Le cadre doit être examiné pour les fissures au niveau de la tête de direction. Les carburateurs Dell'Orto doivent être parfaitement synchronisés. En France, l'approvisionnement en pièces de rechange via des spécialistes allemands ou italiens est assuré, mais les stocks locaux sont minimes. Recherchez l'originalité : de nombreuses Morini ont été modifiées dans les années 1980 et 1990.
500 Sport : Vérifiez l'usure de l'embrayage. L'embrayage à bain d'huile doit se désengager proprement. Les pistons Heron doivent être inspectés pour les fissures, car la surchauffe lors de trajets en montagne peut être un problème. Un test de compression avant l'achat est vivement recommandé.
Approvisionnement en pièces : Pour la 3½ et 500 Sport, l'approvisionnement via des spécialistes comme Gutscher Classic Parts (Allemagne) ou le Moto Morini Club Deutschland est bon. En France, il existe une petite mais active communauté qui s'organise souvent via des forums. Les pièces de carrosserie comme les réservoirs ou les caches latéraux sont particulièrement difficiles à trouver et peuvent être coûteux.
Coûts de restauration : Une révision complète du moteur peut coûter entre €2 700 et €4 300. Une nouvelle peinture de qualité coûte €1 600 à €2 700. Qui restaure une Morini de zéro doit compter avec des coûts totaux de €8 500 à €13 000, ce qui dépasse souvent la valeur marchande – c'est donc une affaire de passion.
Sensation de conduite & Expérience
La 3½ Sport est faite pour les routes sinueuses. Le V2 à 72° tourne avec douceur et peu de vibrations. À partir de 4000 tr/min, on sent le couple, et à 7500 tr/min, le moteur déploie toute sa puissance. Le poids réduit de 135 kg rend la Morini extrêmement maniable – un grand avantage sur les virages serrés des routes de montagne françaises. La position de conduite est sportive, mais suffisamment confortable pour une journée entière de route à travers les Alpes ou le Massif Central. Le châssis transmet une sensation directe de la route, renforçant la confiance en virage.
La 500 Sport offre nettement plus de couple à bas régime. Elle tire plus généreusement des virages et semble globalement plus décontractée que la 3½. Avec 145 kg, elle reste un poids plume. Sur les longs trajets, la 500 est le choix plus relaxant, sans perdre en sportivité.
Kanguro/Coguaro : Ces V2 enduros se maîtrisent bien sur les chemins de gravier, mais le moteur les rend un peu tête-lourde. Sur route, elles convainquent par une position de conduite confortable et un déploiement de puissance fluide. Ce sont les compagnons idéaux pour les explorateurs qui veulent aussi s'aventurer hors des routes balisées.
Corsaro 1200 : Une bête de puissance avec 117 chevaux. Le châssis Öhlins et les freins Brembo offrent une performance au plus haut niveau. Le son du V2 à 87° est profond et caractéristique. Qui pilote une Corsaro doit avoir de l'expérience avec les naked bikes puissants, car le déploiement de puissance est très direct.
Design & Philosophie
Moto Morini incarne le design fonctionnel sans fioritures. La 3½ Sport séduit par sa silhouette minimaliste et le réservoir classique rouge ou noir avec des pinstripes blancs. Le cadre tubulaire apparent et la selle monoplace soulignent le caractère sportif. Le designer Franco Lambertini créa une esthétique intemporelle qui fascine encore aujourd'hui. Chaque détail semble réfléchi, du placement des instruments à la forme du système d'échappement.
La Settebello 175 cite l'ère du sport motocycliste des années 1950 avec beaucoup de chrome et une silhouette fine. Elle incarne l'esprit d'une époque où les motos étaient encore des œuvres d'art mécaniques.
Corsaro 1200 : Ici, le rétro rencontre la modernité. Le phare rond et le cadre apparent sont un hommage aux classiques de la marque, tandis que la technologie est à la pointe. Le design est agressif et néanmoins élégant, typiquement italien.
Contexte français & Culture
Moto Morini possède une communauté fidèle en France. Bien que la marque n'ait jamais servi le marché de masse, les connaisseurs apprécient la qualité artisanale et l'indépendance technique. Dans la scène des motos anciennes, les Morini sont des invitées bienvenues aux événements comme les rassemblements de motos classiques en Provence ou les meetings de montagne dans les Alpes. La marque jouit d'un statut d'exotique qui alimente les conversations dans chaque repaire de motards.
Scène des clubs : De nombreux propriétaires français sont organisés via le Moto Morini Club Deutschland, car il n'existe pas de grand club indépendant en France. Néanmoins, il existe des tables rondes régionales et des réseaux informels qui s'entraident pour la recherche de pièces et les problèmes techniques.
Marché français spécifique : Le marché français des motos classiques est particulièrement actif sur Le Bon Coin, où les modèles modernes Moto Morini 650 (Seiemmezzo, X-Cape) se vendent régulièrement entre €3 900 et €6 700. Ces modèles contemporains attirent une nouvelle génération de propriétaires français intéressés par les alternatives aux marques japonaises dominantes.
Patrimoine italien : Les Français apprécient l'héritage italien de Moto Morini. Bologne, berceau de la marque, est aussi le cœur de la culture motocycliste italienne, ce qui renforce l'attrait pour les collectionneurs français qui voient en Morini une authentique expression de l'ingénierie italienne.
Conclusion
Moto Morini offre une alternative captivante aux marques italiennes plus connues. La 3½ Sport est la porte d'entrée idéale dans l'univers des V2 classiques – maniable, techniquement intéressante et tarifée raisonnablement (€5 800–€8 200). Qui cherche plus de puissance opte pour la 500 Sport, mais doit chercher plus longtemps.
Les modèles modernes comme la Corsaro 1200 sont déjà aujourd'hui des classiques de demain. Qui pilote une Moto Morini choisit consciemment l'exclusivité et l'ingénierie italienne en dehors du courant dominant. En France, la marque reste un symbole d'individualité et de la joie de piloter une moto authentique, loin des tendances commerciales.













