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Aermacchi moto à acheter

Depuis 1912, Aermacchi incarne l'excellence de l'ingénierie italienne, passant de l'aéronautique à la légende motocycliste. Découvrez des machines de caractère, nées de la compétition et marquées par une collaboration historique avec Harley-Davidson.

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Résultats de la recherche

Image 1/18 de Aermacchi Zeffiro 125 (1959)
1 / 18
3 800 €
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Image 1/50 de Aermacchi Ala Verde (1964)
1 / 50

1964 | Aermacchi Ala Verde

Aermacchi - Harley Davidson 250 ALA VERDE

5 900 €
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Image 1/50 de Aermacchi Zeffiro 125 (1956)
1 / 50

1956 | Aermacchi Zeffiro 125

Aermacchi - Harley Davidson ZEFFIRO 125 2T

4 500 €
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Références d'annonces "Aermacchi" de Classic Trader

Vous trouverez ci-dessous des annonces liées à votre recherche qui ne sont plus disponibles sur Classic Trader. Utilisez ces informations pour obtenir un aperçu de la disponibilité, des tendances de valeur et des prix actuels d'une "Aermacchi" afin de prendre une décision d'achat plus éclairée.

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Image 1/10 de Aermacchi Ala d'Oro 250 (1960)

1960 | Aermacchi Ala d'Oro 250

AERMACCHI 250 N anno 1960 completamente restaurata

3 950 €il y a 5 mois
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Image 1/10 de Aermacchi Ala d'Oro 250 (1960)

1960 | Aermacchi Ala d'Oro 250

AERMACCHI 250 N anno 1960 completamente restaurata

7 500 €l’année dernière
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Image 1/10 de Aermacchi Ala Verde (1964)

1964 | Aermacchi Ala Verde

Aermacchi Ala Verde

Prix sur demandeil y a 2 ans
🇳🇱
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Image 1/8 de Aermacchi Ala d'Oro 350 (1969)

1969 | Aermacchi Ala d'Oro 350

7 of 30 !!! ORIGINAL ORO ASI !!

Prix sur demandeil y a 2 ans
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Image 1/10 de Aermacchi Chimera 250 (1960)

1960 | Aermacchi Chimera 250

AERMACCHI 250 N anno 1960 completamente restaurata

7 500 €il y a 2 ans
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Image 1/34 de Aermacchi Ala d'Oro 250S (1963)

1963 | Aermacchi Ala d'Oro 250S

1963/1968 Aermacchi Race Bike 250cc

Prix sur demandeil y a 2 ans
🇬🇧
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Image 1/26 de Aermacchi 350 SS (1976)

1976 | Aermacchi 350 SS

-

5 800 €il y a 3 ans
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Image 1/22 de Aermacchi Ala d'Oro 350 (1969)

1969 | Aermacchi Ala d'Oro 350

-

34 900 €il y a 3 ans
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VISTA LATERALE

1963 | Aermacchi Ala Azzurra

2 500 €il y a 3 ans
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Image 1/10 de Aermacchi Ala Rossa 175 (1962)

1962 | Aermacchi Ala Rossa 175

AERMACCHI ALA-ROSSA-175-ANNO-1962

4 700 €il y a 3 ans
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Image 1/19 de Aermacchi Ala d'Oro 350 (1966)

1966 | Aermacchi Ala d'Oro 350

12 750 €il y a 3 ans
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Image 1/10 de Aermacchi Ala Blu (1965)

1965 | Aermacchi Ala Blu

AERMACCHI Aermacchi-Harley-Davidson-ANNO-1965-5-MARCE

6 500 €il y a 3 ans
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Histoire

L'histoire d'Aermacchi est l'une des plus fascinantes de l'industrie italienne, car elle prend racine non pas sur la route, mais dans le ciel. Fondée en 1912 par Giulio Macchi à Varèse, sous le nom de Nieuport-Macchi, l'entreprise s'est d'abord illustrée dans la construction aéronautique. Pendant des décennies, Aermacchi a produit certains des hydravions et des avions de chasse les plus performants au monde, comme le célèbre MC72 qui a établi des records de vitesse mondiaux dans les années 1930. Cette expertise technique, axée sur la légèreté, l'aérodynamisme et la précision mécanique, allait devenir l'ADN des futures motos de la marque.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'Italie est en ruines et le marché de l'aviation militaire s'effondre. Comme beaucoup d'autres constructeurs italiens (Piaggio avec le Vespa ou MV Agusta), Aermacchi doit se diversifier pour survivre. Le besoin de mobilité économique est immense. En 1951, sous l'impulsion de l'ingénieur Lino Tonti, la marque lance son premier deux-roues : le Cigno (Cygne), un scooter à grandes roues au design audacieux. Bien que techniquement réussi, le Cigno peine à s'imposer face à la concurrence féroce de l'époque.

Le véritable tournant s'opère en 1956 avec la présentation de la Chimera 175. Conçue par l'ingénieur Alfredo Bianchi, cette moto est une révolution visuelle. Avec son carénage intégral en tôle et ses lignes futuristes inspirées de l'aviation, elle semble sortir d'un film de science-fiction. Mais au-delà de son esthétique, la Chimera introduit une innovation technique majeure qui définira Aermacchi pour les vingt prochaines années : le monocylindre quatre temps horizontal. Ce moteur, couché vers l'avant, permet d'abaisser considérablement le centre de gravité et d'optimiser le refroidissement de la culasse.

Malgré ses qualités, la Chimera est trop en avance sur son temps et les ventes restent confidentielles. Aermacchi réagit en déshabillant la machine pour créer des modèles plus conventionnels mais extrêmement performants : l'Ala Azzurra (Aile Bleue) et surtout la célèbre Ala Verde (Aile Verte) en 1959. Cette dernière devient rapidement la référence des sportives de moyenne cylindrée, appréciée pour sa maniabilité exceptionnelle et sa robustesse.

En 1960, un événement majeur change le destin de la marque : Harley-Davidson rachète 50 % de la division moto d'Aermacchi. Le géant américain cherche alors à contrer l'invasion des petites motos japonaises sur son marché intérieur. Les motos produites à Varèse sont désormais badgées Harley-Davidson pour le marché américain (sous le nom de Sprint) et Aermacchi-Harley-Davidson pour l'Europe. Cette collaboration permet à Aermacchi de bénéficier de moyens financiers importants et d'accéder au marché mondial, tout en conservant son savoir-faire italien.

Les années 1960 et le début des années 1970 marquent l'âge d'or de la marque. Les modèles Ala d'Oro (Aile d'Or) dominent les compétitions nationales et internationales, tandis que les versions routières comme la 350 SS séduisent une clientèle exigeante. En 1974, Harley-Davidson prend le contrôle total de l'entreprise. Cependant, face à la montée en puissance des multicylindres japonais et aux difficultés financières de la maison mère, la production décline. En 1978, l'usine de Varèse est vendue aux frères Castiglioni, qui fondent alors Cagiva. Aermacchi disparaît du paysage motocycliste, mais son héritage perdure à travers les succès futurs de Cagiva, Ducati et MV Agusta, qui puiseront tous dans les racines de Varèse.

Points Forts

Ce qui rend une moto Aermacchi unique, c'est cette sensation de piloter une machine conçue par des ingénieurs aéronautiques. Chaque composant semble avoir été pensé pour la performance pure, sans fioritures inutiles. Le point fort absolu reste le moteur horizontal. En plaçant le cylindre à l'horizontale, Aermacchi a réussi à créer des motos d'une finesse incroyable, capables de prendre des angles impressionnants en virage.

L'Ala Verde 250 est sans doute le modèle le plus emblématique de cette philosophie. Avec son poids plume (environ 115 kg) et son moteur vif, elle offrait des performances qui faisaient rougir des machines de cylindrée supérieure. Sa tenue de route était telle qu'elle est devenue une base privilégiée pour les coureurs privés dans toute l'Europe, y compris en France où elle a brillé dans de nombreuses courses de côte et épreuves sur circuit.

Un autre point fort réside dans la qualité de fabrication. Contrairement à certaines productions italiennes de l'époque parfois critiquées pour leur électricité capricieuse, les Aermacchi étaient réputées pour leur fiabilité mécanique. Le système de distribution par tiges et culbuteurs (OHV) était simple, robuste et facile à régler, ce qui en fait aujourd'hui une moto de collection particulièrement gratifiante pour ceux qui aiment entretenir eux-mêmes leur machine.

La période Harley-Davidson a également apporté des caractéristiques intéressantes, notamment sur les modèles Sprint. Ces motos combinaient le style "American Muscle" (réservoirs Peanut, chromes généreux) avec la rigueur du châssis italien. C'est une alliance rare qui donne à ces modèles une place à part dans l'histoire de la moto, attirant à la fois les amateurs de classiques italiennes et les collectionneurs de la marque de Milwaukee.

Enfin, on ne peut ignorer l'aspect exclusivité. Posséder une Aermacchi aujourd'hui, c'est rouler sur une machine que l'on ne croise pas à tous les coins de rue. Que ce soit la rarissime Chimera avec son look de vaisseau spatial ou une Ala d'Oro de compétition, ces motos attirent irrémédiablement le regard des connaisseurs lors des rassemblements de véhicules anciens.

Données Techniques

Les caractéristiques techniques des motos Aermacchi reflètent une évolution constante vers plus de puissance et de fiabilité, tout en restant fidèles à l'architecture du monocylindre horizontal. Voici un aperçu des modèles les plus significatifs :

Détails techniques communs :

  • Moteur : Monocylindre quatre temps à refroidissement par air, disposition horizontale.
  • Distribution : Soupapes en tête (OHV) actionnées par tiges et culbuteurs.
  • Transmission : Boîte de vitesses à 4 rapports sur les premiers modèles, passant à 5 rapports au milieu des années 1960.
  • Cadre : Structure tubulaire en acier, souvent à double berceau, offrant une grande rigidité.
  • Suspension : Fourche télescopique à l'avant et bras oscillant avec deux amortisseurs à l'arrière (sauf Chimera avec mono-amortisseur central).
  • Freinage : Tambours à l'avant et à l'arrière, souvent de grand diamètre sur les modèles sportifs pour assurer un freinage constant.

L'architecture horizontale du moteur présentait un avantage thermique indéniable : la culasse, étant la partie la plus chaude, se trouvait directement exposée au flux d'air frais, évitant ainsi les problèmes de surchauffe fréquents sur les monocylindres verticaux de l'époque.

Aperçu du Marché et Conseils d'Achat

Le marché des motos Aermacchi est actuellement dans une phase intéressante. Longtemps restées dans l'ombre des marques plus prestigieuses comme Ducati ou Moto Guzzi, les Aermacchi voient leur cote grimper régulièrement, portées par l'intérêt croissant pour les machines de petite et moyenne cylindrée des années 60.

Orientations de prix (estimations 2024–2025) :

  • Ala Verde 250 : C'est le modèle le plus recherché pour un usage régulier. Comptez entre 4 500 € et 8 500 € selon l'état de conservation et l'originalité des pièces. Les versions précoces avec la boîte 4 rapports sont parfois moins chères que les versions 5 rapports plus utilisables.
  • Chimera 175/250 : En raison de sa rareté (environ 2 000 exemplaires produits), les prix s'envolent pour les exemplaires complets. Prévoyez entre 6 000 € et 12 000 €. Attention, les pièces de carrosserie sont quasiment impossibles à trouver.
  • Sprint 250/350 (Harley-Davidson) : Souvent importées des États-Unis, elles se négocient entre 3 500 € et 7 500 €. Elles représentent souvent le meilleur rapport qualité-prix pour entrer dans l'univers Aermacchi.
  • Ala d'Oro 250/350 : Ici, on entre dans le domaine de la haute collection. Une véritable Ala d'Oro avec historique de course peut dépasser les 25 000 €, voire atteindre 50 000 € pour des modèles exceptionnels. Méfiez-vous des répliques construites à partir de cadres de série.

Points de vigilance lors de l'achat :

  1. Étanchéité moteur : Le moteur horizontal a tendance à suinter au niveau du joint d'embase du cylindre et des caches-culbuteurs. Une légère trace d'huile est acceptable, mais une fuite importante peut signaler une déformation des plans de joint.
  2. Circuit électrique : Les modèles d'avant 1965 sont équipés de systèmes 6 volts assez faibles. Vérifiez l'état des bobines et de la dynamo. Beaucoup de propriétaires ont converti leur machine en 12 volts pour plus de fiabilité ; c'est un plus pour l'usage, mais un moins pour l'originalité absolue.
  3. Boîte de vitesses : Sur les modèles à 5 rapports, le passage de la 2ème à la 3ème peut être délicat si les fourchettes sont usées. Un essai routier est indispensable pour valider le bon verrouillage des rapports.
  4. Originalité des pièces : Aermacchi a beaucoup pioché dans sa banque d'organes au fil des ans. Vérifiez que le carburateur (souvent un Dell'Orto SS ou UB) correspond bien au modèle et à l'année. Les échappements d'origine sont également difficiles à dénicher.
  5. Corrosion du cadre : Inspectez soigneusement les soudures au niveau de la colonne de direction et de l'ancrage du bras oscillant. Les cadres Aermacchi sont robustes mais n'apprécient pas l'humidité prolongée.

Disponibilité des pièces : La situation est plutôt bonne pour les modèles courants (Ala Verde, Sprint). Il existe des spécialistes en Italie, en Angleterre et aux États-Unis qui refabriquent les pièces d'usure (pistons, joints, câbles). Pour les modèles plus exotiques comme la Chimera, il faudra souvent passer par des bourses d'échange spécialisées ou des réseaux de collectionneurs.

Performance

Piloter une Aermacchi, c'est redécouvrir le plaisir de la légèreté. Dès que l'on enfourche la machine, on est frappé par sa finesse. Le réservoir étroit permet de bien serrer la moto avec les genoux, créant une connexion immédiate entre le pilote et la machine.

Le démarrage au kick demande un certain coup de main, surtout sur les 350 qui ont une compression respectable. Mais une fois que le monocylindre s'ébroue, il dégage une sonorité métallique et sèche, typique des moteurs italiens de caractère. Au ralenti, le moteur horizontal semble "respirer" différemment, avec moins de vibrations verticales que ses concurrents britanniques.

En ville, l'Aermacchi est un régal. Sa maniabilité permet de se faufiler avec une aisance déconcertante. Mais c'est sur les routes départementales sinueuses qu'elle révèle son vrai visage. Grâce à son centre de gravité très bas, la moto plonge en virage avec une neutralité exemplaire. On ne se bat jamais avec la direction ; il suffit d'un léger appui sur les repose-pieds pour que la machine suive la trajectoire dictée par le regard.

Le moteur, bien que de conception ancienne, fait preuve d'une belle souplesse. L'Ala Verde aime prendre des tours et se montre particulièrement vive entre 4 000 et 7 000 tr/min. La puissance arrive de manière linéaire, sans surprise, ce qui rend la conduite très sécurisante, même pour un débutant en motos classiques.

Le freinage, assuré par des tambours, demande une certaine anticipation. S'ils sont bien réglés, ils offrent un mordant correct pour l'époque, mais ils peuvent s'évanouir (fading) lors de descentes de cols prolongées. C'est là que le frein moteur, bien présent sur ces gros monocylindres, devient un allié précieux.

Sur les modèles Sprint 350, le couple supplémentaire apporte un confort de conduite appréciable. On change moins souvent de rapport et les reprises sont plus franches, ce qui permet d'envisager de plus longues balades sans fatigue excessive. La vitesse de croisière idéale se situe autour de 90-100 km/h, là où le moteur ronronne sans effort apparent.

En résumé, la performance d'une Aermacchi ne se mesure pas en chevaux-vapeur ou en vitesse de pointe, mais en plaisir pur. C'est une moto qui récompense la conduite propre et fluide, offrant des sensations de pilotage authentiques que l'on ne retrouve plus sur les machines modernes aseptisées.

Design

Le design Aermacchi est le reflet d'une transition fascinante entre l'esthétique aéronautique des années 50 et le fonctionnalisme sportif des années 70. Chaque modèle raconte une partie de cette évolution.

La Chimera reste le chef-d'œuvre visuel de la marque. Dessinée par Mario Revelli di Beaumont, un styliste automobile de renom, elle rompait totalement avec les codes de l'époque. Son carénage enveloppant, qui intégrait le phare et le réservoir dans une ligne continue, était une prouesse de design industriel. Même les suspensions étaient cachées pour ne pas briser la pureté des lignes. C'était une vision du futur qui, bien que boudée par les acheteurs de l'époque, est aujourd'hui célébrée comme une icône du design italien.

Avec l'Ala Verde, Aermacchi est revenu à une esthétique plus classique mais non moins élégante. La silhouette est marquée par le moteur horizontal qui laisse un grand vide au-dessus du cylindre, accentuant l'impression de légèreté. Le réservoir long et fin, souvent peint dans des tons bicolores (rouge/blanc ou vert/blanc), donne à la moto une allure de coureuse de fond. Les garde-boue enveloppants et les chromes discrets complètent un tableau d'une grande finesse.

L'influence de Harley-Davidson a apporté une touche plus musclée. Les modèles destinés au marché américain ont adopté le fameux réservoir "Peanut", des guidons plus larges et des selles plus confortables. Ce mélange des genres a créé un style hybride unique, souvent appelé "Italo-American", qui possède un charme indéniable.

Un détail de design souvent négligé mais crucial est la culasse "Ashtray" (cendrier) des premiers modèles, ainsi nommée à cause de sa forme plate et circulaire. C'est un signe distinctif que les collectionneurs recherchent activement, car il symbolise l'ère Bianchi.

La philosophie de design d'Aermacchi pourrait se résumer par "la fonction crée la forme". Rien n'est là uniquement pour faire joli ; chaque courbe du cadre, chaque ailette de refroidissement sur le carter moteur a une utilité technique. C'est cette honnêteté intellectuelle qui rend ces motos si attachantes visuellement. Elles ne cherchent pas à impressionner par l'esbroufe, mais par la justesse de leurs proportions.

Course

La compétition est l'âme d'Aermacchi. Sans les succès sur circuit, la marque n'aurait sans doute jamais atteint son statut de légende. Dès le début des années 60, Aermacchi a compris que la course était le meilleur laboratoire technique et la meilleure vitrine publicitaire.

Le modèle Ala d'Oro a été le fer de lance de cet engagement. Conçue spécifiquement pour la compétition client, elle permettait à des pilotes privés de disposer d'une machine compétitive à un prix raisonnable. En France, l'Ala d'Oro a connu un succès retentissant. De nombreux pilotes français ont fait leurs premières armes sur ces monocylindres, appréciant leur fiabilité face aux multicylindres japonais plus complexes et fragiles.

Le nom le plus étroitement lié à Aermacchi est celui de Renzo Pasolini. Pilote au style généreux et spectaculaire, "Paso" a porté les couleurs de la marque au plus haut niveau mondial. Entre 1965 et 1971, il a accumulé les podiums en Grand Prix dans les catégories 250 et 350 cm³, luttant souvent d'égal à égal avec les usines japonaises. Sa disparition tragique en 1973 à Monza reste l'une des pages les plus sombres de l'histoire du sport motocycliste, mais son lien avec Aermacchi est resté gravé dans la mémoire des fans.

Aermacchi s'est également illustré dans les courses de Flat Track aux États-Unis sous les couleurs de Harley-Davidson. Les moteurs italiens, retravaillés pour offrir plus de couple à bas régime, ont remporté de nombreuses victoires sur les pistes en terre battue américaines, prouvant la polyvalence de la base mécanique.

Au début des années 70, sentant que le quatre-temps arrivait au bout de son développement en compétition, Aermacchi a lancé des bicylindres deux-temps (les RR 250 et 350). Ces machines étaient extrêmement performantes et ont permis à Walter Villa de remporter plusieurs titres mondiaux après le rachat par Harley-Davidson. Bien que techniquement éloignées des monocylindres horizontaux, ces motos de course partageaient la même rigueur de châssis qui faisait la réputation de Varèse.

Aujourd'hui, l'héritage sportif d'Aermacchi est plus vivant que jamais dans les courses de motos classiques. Que ce soit au Manx Grand Prix sur l'Île de Man ou dans les épreuves du VMA (Vitesse Motos Anciennes) en France, les Aermacchi continuent de gagner. Leur simplicité mécanique et leur agilité en font des armes redoutables pour les pilotes qui préfèrent la finesse à la puissance brute.

Résumé

Aermacchi n'est pas seulement une marque de motos, c'est un morceau d'histoire industrielle italienne qui a su traverser les époques avec panache. De l'aviation à la route, de l'Italie aux États-Unis, ces machines ont toujours conservé une identité forte et une rigueur technique exemplaire.

Pourquoi choisir une Aermacchi aujourd'hui ?

  • Pour son caractère unique : Le moteur horizontal offre des sensations de conduite et une esthétique que vous ne trouverez nulle part ailleurs.
  • Pour sa polyvalence : Que vous soyez un collectionneur contemplatif, un amateur de balades dominicales ou un mordu de circuit, il y a une Aermacchi faite pour vous.
  • Pour son accessibilité : Malgré une cote en hausse, les modèles comme l'Ala Verde ou la Sprint restent abordables par rapport à d'autres icônes italiennes.
  • Pour son histoire : Rouler en Aermacchi, c'est rendre hommage à des ingénieurs visionnaires comme Bianchi et à des pilotes de légende comme Pasolini.

En investissant dans une Aermacchi, vous n'achetez pas seulement un véhicule, vous devenez le gardien d'un savoir-faire qui a marqué l'âge d'or de la moto européenne. Que vous craquiez pour le look futuriste d'une Chimera ou pour l'efficacité brute d'une Ala d'Oro, vous êtes assuré de posséder une machine qui a une âme.

Le marché français offre de belles opportunités, avec une communauté de passionnés active et des événements dédiés qui permettent de faire vivre ces magnifiques "Ailes de Varèse". Alors, n'attendez plus : trouvez votre Aermacchi et préparez-vous à vivre des moments de pur plaisir mécanique.