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Acheter Röhr classiques

Entre 1927 et 1935, Röhr a produit à Ober-Ramstadt quelques-unes des automobiles allemandes les plus avancées de l'entre-deux-guerres, avec suspension indépendante, châssis surbaissé et, plus tard, mécanique signée Ferdinand Porsche. Aujourd'hui, la marque compte parmi les grandes raretés du marché d'avant-guerre, recherchée pour son audace technique autant que pour son extrême discrétion.

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Histoire & Héritage

L'histoire de Röhr commence moins dans l'automobile que dans l'aéronautique. Hans Gustav Röhr et Joseph Dauben travaillent d'abord sur des moteurs d'avion, puis réorientent leur savoir-faire après la Première Guerre mondiale, lorsque les restrictions du traité de Versailles ferment brutalement le marché aérien allemand. Leur ambition est claire : appliquer à la voiture des principes venus de l'aviation, c'est-à-dire légèreté, rigueur structurelle et tenue de route supérieure.

Après plusieurs prototypes au début des années 1920, Röhr fonde en 1926 la Röhr Auto AG et reprend les anciens ateliers Falcon à Ober-Ramstadt, près de Darmstadt. Dès le départ, la marque ne cherche pas à imiter les grandes limousines conservatrices de son époque. Elle parie sur des solutions techniques rares en Allemagne : châssis-caisson surbaissé en acier embouti, direction à crémaillère et surtout suspension indépendante aux quatre roues. Pour un amateur français habitué aux débats sur le comportement routier des Delage, Salmson, Hotchkiss ou Amilcar de l'entre-deux-guerres, cette orientation donne immédiatement à Röhr une personnalité à part.

Le premier grand modèle de série, le Röhr 8, apparaît en 1927. Son huit-cylindres en ligne de 2,0 litres et 40 ch n'est pas encore parfait, mais le châssis impressionne. En 1928, le Röhr 8 Type R reçoit un moteur porté à 2.246 cm³ et 50 ch. C'est lui qui fait réellement connaître la marque. La presse spécialisée salue la stabilité de l'auto et sa silhouette basse, très différente des grandes voitures allemandes haut perchées du moment. Jusqu'en 1930, environ 1.000 exemplaires du Type R sont produits, ce qui en fait l'un des Röhr essentiels à connaître aujourd'hui.

En 1930 suit le Type RA, évolution du concept avec 2.496 cm³ et 55 ch. Le contexte, hélas, a changé : la crise économique mondiale frappe de plein fouet les fabricants spécialisés. Röhr fait faillite une première fois. Hans Gustav Röhr quitte alors l'entreprise et poursuivra sa carrière chez Adler, puis chez Mercedes-Benz. Pour les collectionneurs, ce départ n'efface pas son empreinte : l'idée d'une voiture allemande techniquement en avance, plus basse, plus précise et plus sûre que ses rivales, reste au cœur de la légende Röhr.

L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais la marque renaît sous le nom de Neue Röhr Werke AG. Un nouveau chapitre s'ouvre, avec un lien majeur pour l'histoire automobile européenne : le bureau d'études de Ferdinand Porsche intervient dans le développement d'un nouveau grand modèle. En 1933 arrive le Röhr 8 Type F, doté d'un huit-cylindres de 3.287 cm³ et 75 ch, bien mieux adapté au rang de la voiture. Les carrosseries proviennent surtout d'Autenrieth à Darmstadt, avec aussi quelques réalisations de Gläser ou Papler. La spectaculaire berline profilée Autenrieth devient la vitrine du constructeur et sera remarquée sur plusieurs salons, y compris à Paris : un point qui résonne directement avec le regard français sur l'élégance aérodynamique du début des années 1930.

Parallèlement, Röhr cherche un modèle plus accessible. Ce sera le Röhr Junior, lancé en 1933 sur base technique de Tatra 75 sous licence. Avec son flat-four refroidi par air de 1.485 cm³ et 30 ch, son châssis à tube central et sa suspension indépendante, il transpose à une catégorie plus compacte l'esprit novateur de la marque. Environ 1.700 exemplaires sont fabriqués : c'est le Röhr le plus diffusé, et donc la porte d'entrée la plus réaliste pour un collectionneur.

Le dernier sommet technique de la marque est sans doute l'Olympier Type FK de 1934. Il reprend le 3,3 litres Porsche, ajoute un compresseur Zoller sur certaines configurations et adopte une suspension à barres de torsion, technologie qui deviendra bien plus tard familière à grande échelle. Très cher, produit à une vingtaine d'exemplaires environ, l'Olympier est aujourd'hui l'un des grands fantômes du marché allemand d'avant-guerre.

La fin arrive en 1934-1935. Les difficultés financières, aggravées par le contexte politique et les pressions exercées contre les capitaux juifs impliqués dans la structure de contrôle, emportent la marque. La production s'arrête en 1935. La licence du Junior part chez Stoewer, qui poursuivra le concept avec le Greif Junior.

Pour la scène française des avant-guerre, Röhr reste un nom de connaisseur. La marque n'a ni la visibilité d'une Bugatti ni l'ancrage national d'une Delahaye, mais elle parle aux collectionneurs qui aiment les autos de transition : celles qui annoncent déjà la voiture moderne par leur tenue de route, leur structure et leur recherche aérodynamique. C'est précisément ce mélange qui rend aujourd'hui les Type R, Type RA, Type F, Junior et Olympier si fascinants.


Highlights & Particularités

Ce qui rend Röhr si intéressant, ce n'est pas seulement sa rareté. C'est le fait que la marque a souvent proposé, en petite série, des idées que l'industrie généraliste n'adoptera que plus tard.

Suspension indépendante aux quatre roues : c'est l'élément le plus souvent cité. Sur le Röhr 8, elle transforme le comportement routier et donne à la voiture un avantage réel sur chaussée dégradée. Pour un collectionneur français qui fréquente les rallyes de régularité ou les parcours alpins, cette donnée n'est pas théorique : elle explique pourquoi Röhr a toujours joui d'une réputation de voiture "qui tient la route" mieux que beaucoup de concurrentes d'avant-guerre.

Châssis-caisson surbaissé : la structure en acier embouti permet une position plus basse et un centre de gravité abaissé. L'effet se voit autant dans la ligne que dans la conduite. Là où de nombreuses berlines d'époque paraissent hautes et un peu raides, une Röhr semble presque dessinée pour couper l'air.

Direction à crémaillère : aujourd'hui banale, elle reste exceptionnelle sur une allemande de la fin des années 1920. Elle participe à cette sensation de précision que plusieurs observateurs de l'époque avaient déjà notée.

Le lien Ferdinand Porsche : sur le Type F et l'Olympier, la présence du bureau Porsche donne à Röhr un poids historique supplémentaire. Ce ne sont pas des Porsche, évidemment, mais ce sont bien des Röhr qui bénéficient d'une mécanique et d'une réflexion technique issues de cet univers.

L'Autenrieth profilée : la berline aérodynamique sur base Type F est l'un des grands manifestes de style de la marque. Pour un public français sensible aux carrosseries spéciales, aux concours d'élégance et au Salon de Paris des années 1930, c'est probablement la Röhr la plus évocatrice.

Le Röhr Junior et la filiation Tatra : le Junior n'est pas un simple petit modèle économique. Sa parenté avec la philosophie Tatra lui donne une vraie singularité : moteur boxer refroidi par air, tube central, architecture intelligente et compacte. Cela en fait une auto intéressante pour les amateurs de techniques non conventionnelles, au-delà même de la marque Röhr.

L'Olympier comme pièce de musée roulante : compresseur, barres de torsion, huit-cylindres Porsche, diffusion minuscule : peu d'autos allemandes de 1934 concentrent autant d'idées dans un volume de production aussi faible.

En France, on peut rapprocher l'intérêt d'une Röhr de celui que suscitent certaines voitures d'avant-guerre moins célèbres mais techniquement très avancées : pas forcément les plus médiatisées, mais souvent les plus discutées entre connaisseurs au paddock d'un rallye historique, sur un parking de Rétromobile ou dans une vente spécialisée.


Données Techniques

Électricité 6 volts sur l'ensemble de la gamme. Les chiffres varient légèrement selon les carrosseries et les sources d'époque.


Aperçu du Marché et Conseils d'Achat

Le marché Röhr est l'un des plus étroits de tout l'univers des automobiles d'avant-guerre. On n'achète pas une Röhr comme on achète une Traction, une MG ou même une Adler. On entre dans un micro-marché international, alimenté par quelques spécialistes allemands, des réseaux privés et, plus rarement, par les ventes publiques.

Prix et signaux de marché

La réalité du marché 2024-2026 est simple : les transactions publiques sont rarissimes. Cela oblige à lire les prix avec prudence et à croiser ventes aux enchères, estimations et offres privées.

Le point de repère le plus concret pour un acheteur français est la vente, à Paris chez Artcurial lors de Rétromobile 2023, du prototype 1933 Röhr “Tatzelwurm”, dérivé d'un Junior. Cette auto unique a été adjugée 38.144 €, après une estimation de 50.000 à 80.000 €. Ce résultat ne définit pas à lui seul la cote d'un Junior de série, mais il prouve deux choses : d'abord qu'un Röhr peut parfaitement trouver preneur sur la place parisienne ; ensuite que le marché valorise davantage l'authenticité, l'histoire et la singularité que la seule notoriété du blason.

Pour les modèles de série, il faut surtout raisonner par fourchettes plausibles observées chez les spécialistes et dans les échanges du marché européen :

Röhr Junior : c'est généralement le plus accessible. Un exemplaire complet, roulant, correctement restauré ou conservé, se situe souvent dans une zone de 30.000 à 60.000 € selon la carrosserie, la qualité de la restauration et le dossier historique. Les cabriolets Autenrieth peuvent aller au-delà.

Röhr 8 Type R et Type RA : ces huit-cylindres représentent le cœur historique de la marque. Leur rareté, l'importance du châssis et la complexité mécanique les placent plus haut, souvent autour de 80.000 à 160.000 € pour une auto présentable et documentée, davantage encore pour une carrosserie recherchée.

Röhr 8 Type F : c'est le Röhr de prestige par excellence, celui que recherchent les collectionneurs de grandes allemandes d'avant-guerre techniques et peu vues. Un bel exemplaire peut justifier 150.000 à 250.000 €, voire plus si la carrosserie, la provenance ou le niveau d'authenticité sont exceptionnels.

Olympier Type FK : ici, il n'existe pratiquement pas de marché fluide. Lorsqu'un exemplaire authentique apparaît, on n'est plus dans une logique de cote standard mais dans celle d'une négociation de très haut niveau, possiblement au-delà de 300.000 €, selon l'état et la provenance.

Ces montants doivent être lus comme des ordres de grandeur de marché de collection, pas comme des barèmes mécaniques. Sur Röhr, deux autos du même type peuvent afficher un écart énorme si l'une a son moteur d'origine, sa carrosserie correcte, une histoire continue et un dossier FFVE/archives solide, tandis que l'autre est incomplète ou reconstruite à partir d'éléments disparates.

Ce qu'un acheteur français doit vérifier

1. L'authenticité mécanique
Sur les Type R, RA, F et FK, le huit-cylindres est la clé. Vérifiez les numéros, la cohérence entre moteur, châssis et carrosserie, et la présence des éléments spécifiques d'époque. Les pièces neuves n'existent pratiquement pas en stock. Une auto incomplète peut devenir un chantier long et coûteux.

2. La structure de carrosserie
Comme beaucoup d'avant-guerre, les Röhr reposent sur des structures mixtes bois/métal selon les carrosseries. Il faut inspecter la charpente bois, les bas de caisse, les encadrements d'ouvrants, les points d'ancrage et les zones humides. Sur une voiture très rare, une mauvaise restauration ancienne peut peser plus lourd qu'une patine honnête.

3. Le châssis
Sur les huit-cylindres, le châssis-caisson embouti est remarquable, mais il peut rouiller autour des fixations de suspension et dans les zones fermées. Sur le Junior, le tube central et les attaches de train arrière méritent une attention particulière. Toute corrosion structurelle mal traitée peut compliquer sérieusement la remise en route.

4. Les trains roulants
La suspension indépendante fait partie du charme Röhr, mais elle exige un contrôle précis : jeux, géométrie, bagues, axes, lames transversales, boîtier ou crémaillère, points de fixation. Sur route française, notamment en rallye de régularité ou sur petites routes alpines, une Röhr bien réglée sera délicieuse ; mal réglée, elle deviendra fatigante et imprécise.

5. Le refroidissement, la lubrification et l'huile
Les premiers huit-cylindres Röhr ont parfois souffert d'une réputation de consommation d'huile élevée et de mise au point délicate. Sur un achat, il faut privilégier les autos déjà connues dans le milieu, avec factures, rapports d'intervention et essais routiers récents.

6. La documentation française
Pour un acheteur en France, le dossier administratif compte presque autant que la mécanique. Vérifiez la carte grise, la possibilité d'obtenir ou de conserver la mention collection, les preuves d'origine, et si l'auto importée dispose d'éléments suffisants pour une immatriculation propre. Une Röhr antérieure à 1960 immatriculée en carte grise collection est en principe dispensée de contrôle technique périodique ; à partir de 1960, un véhicule de collection est soumis à un contrôle technique tous les 5 ans. En revanche, un véhicule ancien resté en carte grise normale reste dans le régime commun. En cas d'importation ou de changement de statut, il faut vérifier le cas précis auprès de l'ANTS, de la FFVE ou d'un professionnel de l'immatriculation collection.

7. Le réseau
Acheter une Röhr sans réseau est risqué. Il faut idéalement disposer de contacts chez les spécialistes allemands, dans les clubs de pré-guerre, et auprès d'archives comme celles de passionnés dédiés à la marque. En France, l'auto sera souvent entretenue par un atelier habitué aux avant-guerre complexes plutôt que par un simple restaurateur généraliste.

Röhr dans le marché français

Pour un collectionneur français, Röhr coche plusieurs cases séduisantes : extrême rareté, sophistication technique, présence à Rétromobile, vraie légitimité dans les ventes internationales, et un caractère très crédible pour les événements d'avant-guerre. Une Röhr n'est pas seulement un objet de salon : elle parle aux amateurs de rallyes historiques alpins, de concours d'élégance, de voitures de transition technique et de marques disparues à forte densité d'ingénierie.


Au Volant

Conduire une Röhr, c'est découvrir à quel point certaines voitures de la fin des années 1920 pouvaient déjà annoncer le futur. Dans un Type R, la première surprise vient de la position et de la direction. L'auto paraît moins verticale, moins lourde du nez, plus "posée" que beaucoup de ses contemporaines. La direction à crémaillère donne une sensation plus franche, et le châssis bas inspire confiance.

Sur une route secondaire, un Röhr 8 bien réglé ne se conduit pas comme une américaine molle ni comme une grande limousine purement cérémonielle. Il faut composer avec une boîte non synchronisée, le rythme du huit-cylindres et les contraintes d'une auto d'avant-guerre, bien sûr, mais la voiture donne aussi une impression rare de cohérence dynamique. C'est là qu'un collectionneur français peut comprendre pourquoi la marque résonne si bien avec l'imaginaire des routes alpines : montée régulière, appuis propres, roulis contenu, sentiment d'une auto étudiée pour bien tenir sa trajectoire.

Le Type F change de registre. Avec ses 75 ch, il offre l'autorité attendue d'une grande voiture de prestige des années 1930. Le moteur Porsche apporte plus d'aisance, plus d'allonge, plus de calme à vitesse de croisière. On roule alors avec une auto qui n'est pas une sportive, mais qui possède une noblesse mécanique et un confort de progression supérieurs.

Le Junior est tout autre. Plus léger, plus compact, plus simple dans son approche, il se montre vivant et original. Son boxer refroidi par air donne une sonorité moins aristocratique que celle des huit-cylindres, mais aussi une vraie personnalité. Sur une petite route, il paraît moins intimidant, plus joueur, presque plus proche de certaines philosophies tchèques ou alpines que des grosses routières allemandes.


Design & Carrosserie

Le style Röhr découle d'abord de la technique. Le châssis surbaissé impose une silhouette plus tendue, plus proche du sol. Ce n'est pas une coquetterie de designer, c'est la conséquence d'une pensée d'ingénieur. Cette sincérité formelle est une grande partie du charme de la marque.

Le carrossier le plus important pour Röhr est Autenrieth, à Darmstadt. Ses carrosseries donnent aux Röhr 8 une élégance sobre, sans surcharge. Pour un œil français, on est loin de certaines extravagances décoratives de l'époque : ici, la ligne sert la voiture, et la voiture sert le mouvement.

Les cabriolets Gläser apportent une note plus raffinée encore, avec capots allongés, ailes fluides et proportions très équilibrées. Quant à la fameuse berline profilée Type F, elle mérite à elle seule l'attention des amateurs de carrosseries d'avant-guerre. Sa présence dans les salons, notamment à Paris, l'inscrit pleinement dans la culture européenne de l'aérodynamisme naissant.

Le Junior, carrossé notamment par Drauz pour les berlines et par Autenrieth pour certains cabriolets, adopte une expression plus compacte et plus rationnelle. Ce n'est pas une petite voiture bon marché sans intérêt ; c'est une auto intelligente, au dessin propre, qui traduit bien la recherche d'efficacité de la marque.

La clientèle visée par Röhr n'était pas celle de l'ostentation. C'était plutôt celle des ingénieurs, industriels, médecins ou amateurs cultivés qui voulaient une automobile moderne sans nécessairement afficher le prestige convenu d'une Horch ou d'une Mercedes. Cette idée parle encore aujourd'hui : acheter une Röhr, c'est souvent choisir l'intelligence technique avant la célébrité du nom.


Autres

Quelques points renforcent encore l'intérêt de la marque pour un acheteur français.

Röhr et Paris : la vente Artcurial du Tatzelwurm à Paris en 2023 a rappelé qu'une Röhr peut exister pleinement dans le paysage français des ventes de prestige. Ce n'est pas seulement une curiosité allemande : c'est une automobile qui a sa place dans l'écosystème Rétromobile, aux côtés des grandes histoires européennes d'avant-guerre.

Le Tatzelwurm et l'imaginaire alpin : son nom, emprunté à une créature légendaire des Alpes, parle particulièrement au public français habitué à l'univers des routes de montagne, des ascensions historiques et des carrosseries aérodynamiques expérimentales. Même si ce prototype ne résume pas la production Röhr, il donne à la marque une passerelle culturelle inattendue vers le monde alpin.

Le pont avec Adler et Mercedes : le parcours ultérieur de Hans Gustav Röhr renforce l'importance historique de la marque. Lorsqu'on achète une Röhr, on achète aussi un chapitre précoce d'une réflexion technique qui irrigue ensuite l'automobile allemande plus large.

Les événements français adaptés : une Röhr bien préparée serait parfaitement à sa place sur un rallye de régularité sélectif, une exposition d'avant-guerre ou un concours mettant en avant l'innovation technique. Elle n'est pas idéale pour un usage banal ; elle brille là où l'on sait raconter une automobile.


Résumé

Röhr fait partie de ces marques que l'on découvre tard, puis que l'on n'oublie plus. En moins d'une décennie, elle a produit des voitures qui combinaient tenue de route avancée, construction moderne, élégance sobre et, dans ses versions tardives, un lien direct avec Ferdinand Porsche. Pour une page de marque, les modèles à retenir sont clairement le Röhr 8 Type R, le Type RA, le Type F, le Junior et l'Olympier Type FK.

Pour acheter une Röhr aujourd'hui, il faut accepter trois réalités : le marché est minuscule, la documentation est essentielle, et la qualité d'un exemplaire pèse beaucoup plus que n'importe quelle cote théorique. En contrepartie, on accède à une automobile d'avant-guerre profondément différente, parfaitement crédible dans la scène française des collectionneurs exigeants, de Rétromobile aux rallyes alpins.

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