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Acheter Progress Moto

Découvrez le charme unique du Progress Strolch, le scooter allemand qui a marqué les années 1950 par sa robustesse et ses innovations techniques. Alliant la fiabilité des moteurs Sachs à un design audacieux, ces machines représentent une alternative sérieuse aux classiques italiens pour les collectionneurs avertis.

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Original Progress Roller Strolch Baujahr 1954

1954 | Progress Strolch 150

Progress Strochl Original BJ 1954

Prix sur demandeil y a 7 ans
🇩🇪
Particulier

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Histoire

L'histoire de la marque Progress est indissociable de l'essor des deux-roues motorisés dans l'Allemagne de l'après-guerre. Tout commence en 1950 à Stuttgart-Untertürkheim, un quartier déjà célèbre pour son industrie automobile. C'est ici que l'ingénieur et constructeur Gottlieb Gaßmann conçoit dans son atelier de la Hindelanger Straße un petit scooter innovant. Ce premier modèle est baptisé Strolch, un terme allemand que l'on pourrait traduire par "vagabond" ou "garnement", évoquant un véhicule agile et sans prétention, prêt à conquérir les rues d'un pays en pleine reconstruction.

Dans les années 1950, l'Europe connaît une véritable "fièvre du scooter". Si la France se passionne pour les modèles de Terrot, Peugeot ou les importations de Vespa et Lambretta, l'Allemagne développe ses propres solutions techniques. Gaßmann comprend rapidement que pour réussir, il doit proposer une machine capable de supporter les routes encore dégradées de l'époque tout en offrant une simplicité mécanique absolue. Le premier Strolch est équipé d'un modeste moteur de 75 cm³, mais le concept évolue très vite. Dès 1951, une version de 100 cm³ voit le jour, suivie en 1952 par un modèle plus puissant de 150 cm³. Ces motorisations proviennent de la prestigieuse maison Fichtel & Sachs, basée à Schweinfurt. Ce choix est stratégique, car les moteurs Sachs sont alors réputés pour leur endurance et leur facilité d'entretien, équipant de nombreuses marques comme Hercules ou DKW.

Le tournant majeur pour la marque survient en 1952, lorsque Gaßmann signe un accord de production avec la société ProgressWerk Oberkirch AG (PWO). Cette entreprise, située dans le Bade-Wurtemberg, apporte les capacités industrielles nécessaires pour passer d'une fabrication artisanale à une production de série. À partir de 1954, les scooters sont commercialisés sous le nom de Progress Strolch. Le nouveau modèle présenté cette année-là marque une rupture technologique importante. Le moteur Fichtel & Sachs de 175 cm³ est désormais placé au centre du châssis, améliorant considérablement l'équilibre de la machine. Les roues passent à 16 pouces, une taille inhabituelle pour un scooter de l'époque, souvent limité à 8 ou 10 pouces chez les concurrents italiens. Cette caractéristique devient la signature de Progress, offrant une stabilité de route comparable à celle d'une véritable moto.

L'innovation ne s'arrête pas là. Progress propose une version ES équipée d'un démarreur électrique, un luxe rarissime dans les années 1950 où le kick est la norme absolue. Cette option vise à séduire une clientèle urbaine et féminine cherchant un confort d'utilisation quotidien. En 1957, la gamme atteint son apogée avec le lancement du modèle 200 cm³. Le design est également revu, le phare quittant la fourche pour être intégré directement dans le tablier fixe, suivant ainsi l'évolution esthétique de la fin de la décennie.

À son apogée, l'usine Progress emploie environ 500 personnes. La marque ne se contente pas du marché allemand et exporte ses créations. Au Royaume-Uni, la société Carr Brothers Ltd importe les Strolch et les adapte au marché local sous les noms de 175 Anglian, 200 Briton et 200 Britannia. Ces versions britanniques se distinguent par l'utilisation de carrosseries en fibre de verre au lieu de l'acier embouti allemand. Aux États-Unis, c'est la Berliner Motor Corporation qui se charge de la distribution à partir de 1957, plaçant le Progress aux côtés de marques comme Ducati.

Malheureusement, le marché du scooter s'effondre à la fin des années 1950. Avec l'amélioration du niveau de vie, les acheteurs se tournent massivement vers les micro-voitures comme la VW Coccinelle ou la BMW Isetta. Progress cesse la production de ses scooters en 1960. Les derniers stocks sont écoulés jusqu'en 1963, date à laquelle la marque se retire définitivement du monde du deux-roues pour se concentrer sur la transformation des métaux, une activité qu'elle poursuit encore aujourd'hui à l'échelle mondiale.

Highlights

Ce qui distingue un Progress Strolch de la production de masse de l'époque, c'est avant tout son approche pragmatique et son ingénierie de pointe. Contrairement aux scooters italiens qui misaient sur l'élégance des lignes et une structure monocoque, le Progress privilégiait une construction robuste et une accessibilité mécanique exemplaire.

L'un des points forts absolus est l'utilisation des moteurs Fichtel & Sachs. Ces blocs deux-temps sont considérés par les mécaniciens comme quasi indestructibles. Leur conception simple facilite grandement les réparations. Il est intéressant de noter que le moteur de 191 cm³ utilisé sur le Progress est le même que celui qui propulsait la célèbre voiture-bulle Messerschmitt KR200. Cette polyvalence témoigne de la puissance et de la fiabilité de l'agrégat, capable de déplacer des charges importantes sans faiblir.

Le choix des roues de 16 pouces est un autre élément fondamental. Pour le marché français, habitué aux pavés des centres-villes et aux routes secondaires parfois rugueuses, cet argument était de poids. Là où une Vespa pouvait se montrer nerveuse ou instable en raison de ses petites roues, le Progress offrait un confort de roulement et une tenue de cap impériale. Cette caractéristique rapproche le Strolch de l'expérience de conduite d'une moto classique, tout en conservant la protection d'un scooter.

La carrosserie en acier embouti du Progress ne se contentait pas d'être esthétique. Elle offrait une protection thermique et contre les intempéries très efficace. Le système de maintenance par leviers à verrouillage rapide est sans doute l'innovation la plus appréciée des propriétaires. En actionnant simplement deux leviers, il était possible de retirer les panneaux latéraux pour accéder à l'ensemble du groupe motopropulseur en quelques secondes. Aucun outil n'était nécessaire pour les vérifications de routine, une prouesse d'ergonomie pour l'époque.

Le modèle ES (Electric Starter) représentait le summum du progrès technologique des années 50. Offrir un démarrage électrique sur un scooter de moyenne cylindrée était un argument marketing puissant. Cela permettait d'éviter l'effort physique du kick, rendant le véhicule particulièrement adapté aux trajets urbains fréquents et aux arrêts multiples.

Enfin, il faut mentionner la possibilité d'atteler un side-car Steib LS 200. Voir un scooter Progress équipé de sa "nacelle" Steib est un spectacle rare et fascinant. Cette combinaison transformait le petit vagabond en un véritable véhicule de tourisme capable de transporter toute une famille, renforçant encore son image de machine utilitaire et sérieuse. Le design global a été influencé par le célèbre designer industriel Louis Lepoix. Ce Français, qui a fait l'essentiel de sa carrière en Allemagne, a su insuffler aux modèles Progress une ligne fluide et moderne qui ne sacrifiait rien à la fonctionnalité.

Données Techniques

Voici un aperçu des principales caractéristiques techniques des modèles produits par Progress entre 1950 et 1960.

Aperçu du Marché et Conseils d'Achat

Le marché des scooters Progress est une niche très spécifique au sein du monde des véhicules de collection. Si la marque jouit d'une excellente réputation en Allemagne, elle reste plus rare en France. Pour un acheteur français, cela signifie souvent qu'il faudra se tourner vers des exemplaires importés ou dénichés dans les régions frontalières comme l'Alsace. Cependant, cette rareté garantit une certaine exclusivité lors des rassemblements de véhicules anciens.

Progress Strolch 175 et 175 ES

Ce sont les modèles les plus courants sur le marché de l'occasion. Les prix pour un exemplaire en état de marche et d'origine oscillent généralement entre 2 500 € et 4 500 €. Un Progress Strolch parfaitement restauré peut atteindre des sommets entre 5 500 € et 7 500 €. La variante ES avec démarreur électrique bénéficie souvent d'une surcote de 500 € à 1 000 €, à condition que le système électrique soit parfaitement fonctionnel. Pour les amateurs de restauration, on trouve des sorties de grange entre 800 € et 1 800 €.

Progress 200

Le modèle de 200 cm³ est le plus abouti techniquement et le plus recherché pour son agrément de conduite. Sa production ayant été plus limitée dans le temps, il est plus difficile à trouver. Les prix varient de 3 000 € à 5 500 € pour un véhicule sain, et peuvent grimper jusqu'à 8 000 € pour un état concours. Son moteur est particulièrement apprécié pour son couple et sa souplesse, rendant les balades plus agréables que sur les petites cylindrées.

Modèles précoces (Strolch 75/100/150)

Ces versions antérieures à la production de masse par l'usine d'Oberkirch sont de véritables pièces de musée. Elles apparaissent très rarement sur le marché public. Leurs prix dépendent entièrement de l'état de conservation et de l'historique du véhicule. On peut estimer une fourchette de 2 000 € à 4 000 € pour des exemplaires complets.

La combinaison avec side-car Steib

L'attelage Progress-Steib est le graal du collectionneur de scooters allemands. Sa rareté en fait un investissement sûr. Un ensemble complet et restauré peut se négocier entre 9 000 € et 13 000 €. C'est un véhicule qui attire systématiquement l'attention et qui offre une expérience de conduite radicalement différente.

Points à surveiller lors de l'achat

Lors de l'inspection d'un Progress, le premier ennemi est la corrosion. La carrosserie en acier embouti possède de nombreux recoins et soudures où l'humidité a pu s'accumuler. Vérifiez scrupuleusement le plancher, les passages de roues et la partie inférieure de la coque. Des réparations grossières au mastic sont parfois cachées sous une peinture récente.

Sur le plan mécanique, les moteurs Sachs sont robustes mais ne sont pas à l'abri de l'usure du temps. Une attention particulière doit être portée au carburateur (souvent de marque Bing) et au système d'allumage (Bosch). Si le moteur n'a pas tourné depuis longtemps, les joints spi peuvent être secs et nécessiter un remplacement pour éviter les prises d'air.

Concernant la disponibilité des pièces, la situation est paradoxale. Les pièces moteur sont faciles à trouver grâce à la diffusion massive des blocs Sachs dans de nombreux autres véhicules. Des spécialistes allemands comme Fahrzeugteile-Bayer ou les clubs dédiés disposent de stocks importants. En revanche, les pièces spécifiques à la carrosserie (ailes, tabliers, logos Progress) sont extrêmement rares. Si vous achetez une machine incomplète, sachez que la recherche des éléments manquants pourrait être longue et coûteuse.

Enfin, privilégiez toujours l'originalité. Les couleurs d'époque étaient souvent sobres : des nuances de vert, de gris, de crème ou de bleu ciel. Un scooter repeint dans une couleur criarde non conforme perd de sa valeur aux yeux des puristes. Assurez-vous également que les numéros de cadre et de moteur correspondent à la documentation du véhicule.

Comportement

Prendre le guidon d'un Progress Strolch, c'est s'offrir un voyage dans le temps teinté de sérieux et d'efficacité germanique. Dès le démarrage, on est frappé par la régularité du moteur deux-temps. Le bruit est caractéristique, un bourdonnement métallique stable qui inspire confiance. Si vous avez la chance de posséder un modèle ES, le démarrage par simple pression sur un bouton est un plaisir dont on ne se lasse pas, même soixante-dix ans après sa sortie d'usine.

Une fois en mouvement, la principale différence avec les autres scooters de l'époque se fait sentir immédiatement : la stabilité. Grâce à ses roues de 16 pouces, le Progress ne subit pas les irrégularités de la route. Il survole les nids-de-poule et les raccords de chaussée avec une sérénité déconcertante. Le centre de gravité placé bas, grâce à l'implantation centrale du moteur, permet des changements d'angle progressifs et rassurants. On ne ressent jamais cette sensation de "flou" que l'on peut parfois éprouver sur une Vespa aux roues plus petites.

Le moteur de 175 cm³ offre des performances tout à fait honorables pour un usage moderne en collection. Il permet de s'insérer sans difficulté dans le trafic urbain et de maintenir une vitesse de croisière de 70 à 80 km/h sur les routes départementales. Le modèle 200 cm³ apporte ce petit supplément de couple bienvenu lors des côtes ou si vous roulez en duo. La boîte de vitesses est précise, bien que demandant une certaine décomposition du mouvement, typique des mécaniques de cette ère.

Le confort est un autre atout majeur. La selle est large et bien suspendue, offrant une assise reposante même sur de longues distances. Le tablier protège efficacement les jambes du vent et de la pluie, un détail important pour ceux qui souhaitent utiliser leur Progress lors de rallyes ou de sorties touristiques printanières. La position de conduite est droite, offrant une excellente visibilité sur l'environnement.

Ce qui rend le comportement du Progress attachant, c'est son absence de vice. C'est une machine prévisible, solide, qui semble avoir été conçue pour durer éternellement. On ne cherche pas la performance pure ou l'agilité extrême d'un scooter sportif, mais plutôt le plaisir d'une mécanique bien réglée qui vous emmènera à destination avec une régularité d'horloge. Cette fiabilité permet de profiter pleinement du paysage et de l'aspect social des sorties en anciennes, sans la peur constante de la panne mécanique.

Design

Le design du Progress Strolch est un exemple fascinant de l'esthétique industrielle du "miracle économique" allemand. Il incarne une forme de modernité qui refuse le superflu pour se concentrer sur l'équilibre des formes et la fonctionnalité. Contrairement à la fluidité organique d'une Vespa qui semble sculptée dans un seul bloc, le Progress assume sa structure composée de différents éléments harmonieusement assemblés.

L'influence de Louis Lepoix est ici déterminante. Ce designer français, pionnier du design industriel en Europe, a travaillé pour de nombreuses marques de l'époque, dont Progress. Sa patte se reconnaît à la tension des lignes et à cette capacité à rendre élégant un objet purement utilitaire. Sur le Strolch, le carénage enveloppant offre une silhouette élancée malgré l'aspect massif de l'acier. Le garde-boue avant, souvent de grande taille, donne au scooter une allure statutaire, presque protectrice.

La partie avant avec son tablier généreux assure non seulement la protection du pilote mais sert aussi de support au phare sur les derniers modèles. Cette intégration du phare dans la carrosserie fixe, plutôt que sur le guidon mobile, était une tendance forte de la fin des années 50, apportant une touche de modernité automobile au scooter. Le guidon caréné dissimule élégamment les câbles et les commandes, contribuant à l'aspect net et ordonné du poste de pilotage.

Les détails de finition sont tout aussi soignés. Les logos Progress en relief sur les flancs, les baguettes chromées qui soulignent parfois les courbes de la carrosserie, et le choix des teintes bicolores sur certains exemplaires ajoutent une touche de distinction. Les couleurs d'origine, comme le vert amande, le gris souris ou le bleu pastel, renforcent le côté nostalgique et authentique de la machine.

Le poste de pilotage est d'une simplicité exemplaire. Un compteur de vitesse circulaire central, quelques voyants et un contacteur suffisent. Tout est à portée de main, conçu pour être manipulé avec des gants. Cette ergonomie sans faille est la preuve que le design ne s'arrêtait pas à la forme extérieure mais englobait toute l'expérience utilisateur. Même la partie arrière du scooter, avec son feu rouge souvent joliment dessiné, montre que chaque angle a été étudié pour offrir une image cohérente et valorisante.

Résumé

Acheter un scooter Progress aujourd'hui, c'est faire le choix d'un classique hors du commun. Loin des sentiers battus de la collection de masse, le Strolch offre une alternative pleine de caractère pour ceux qui apprécient l'ingénierie allemande des années 50. Sa rareté sur le marché français en fait un véhicule d'exception qui suscite toujours la curiosité et l'admiration des connaisseurs.

Sa force réside dans son équilibre parfait entre robustesse mécanique et confort de conduite. Grâce aux moteurs Sachs fiables et aux pièces moteur facilement accessibles, son entretien est à la portée de tout amateur de mécanique. Ses grandes roues de 16 pouces et sa stabilité exemplaire en font l'un des scooters anciens les plus agréables à conduire sur de longues distances, loin devant de nombreux modèles concurrents plus célèbres mais moins rigoureux.

Que vous soyez à la recherche d'un modèle 175 pour débuter ou du très convoité Progress 200 pour ses performances, vous acquérez bien plus qu'un simple deux-roues. Vous devenez le gardien d'un morceau d'histoire industrielle, une machine qui a su allier l'élégance du design de Louis Lepoix à la solidité de la production d'Oberkirch. Pour le collectionneur qui cherche une pièce maîtresse pour son garage ou pour le passionné qui veut rouler différent, le Progress Strolch est une valeur sûre qui continuera de briller par son authenticité et sa prestance unique.