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Acheter une Motosacoche

Fondée à Genève par les frères Dufaux, Motosacoche a marqué l'histoire du motocyclisme européen par ses moteurs MAG de haute précision et son hégémonie en compétition. De sa victoire au premier Bol d'Or en 1922 à son usine lyonnaise, la marque incarne l'excellence technique entre la Suisse et la France.

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Image 1/7 de Motosacoche 350 Sport (1932)

1932 | Motosacoche 350 Sport

Modell Grand Sport

12 167 €il y a 3 mois
🇨🇭
Particulier
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Image 1/43 de Motosacoche 350 Sport (1929)

1929 | Motosacoche 350 Sport

7 300 €il y a 4 ans
🇮🇹
Concessionnaires
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Image 1/18 de Motosacoche 350 Tourisme (1938)

1938 | Motosacoche 350 Tourisme

15 000 €il y a 4 ans
🇫🇷
Particulier
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Image 1/21 de Motosacoche 212 Twin (1940)

1940 | Motosacoche 212 Twin

-

6 300 €il y a 4 ans
🇮🇹
Concessionnaires
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Image 1/7 de Motosacoche 350 Tourisme (1928)

1928 | Motosacoche 350 Tourisme

MOTOSACOCHE 350 SS, anno 1928, produzione svizzera, restaurata

15 000 €il y a 6 ans
🇮🇹
Concessionnaires
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Image 1/7 de Motosacoche 350 Sport (1928)

1928 | Motosacoche 350 Sport

MOTOSACOCHE 350 SS, anno 1928, produzione svizzera, restaurata

15 000 €il y a 6 ans
🇮🇹
Concessionnaires
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Motosacoche

1920 | Motosacoche 2 C 9

1000 CC Bicylindre en V modèle moulin à café

38 000 €il y a 7 ans
🇫🇷
Particulier

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Histoire & Héritage

L'épopée de Motosacoche débute en 1899 à Genève, sous l'impulsion de deux frères visionnaires : Henri et Armand Dufaux. Henri, peintre de talent, et Armand, ingénieur brillant, conçoivent un moteur auxiliaire révolutionnaire de 211 cm3. Leur idée de génie consiste à loger le moteur, le réservoir et l'allumage dans un cadre métallique amovible pouvant se fixer en quelques minutes sur n'importe quel vélo de l'époque. Ce concept de « moteur dans une sacoche » donne naissance au nom de la marque.

En 1901, la société Motosacoche S.A. est officiellement créée aux Acacias, à Genève. Le succès est immédiat et dépasse les frontières helvétiques. La qualité de fabrication suisse, proche de l'horlogerie, séduit une clientèle internationale. Rapidement, les frères Dufaux comprennent que leur avenir réside aussi dans la fourniture de moteurs à d'autres constructeurs. Ils créent alors la marque MAG (Motosacoche Acacias Genève), qui deviendra le premier motoriste d'Europe continentale avant la Première Guerre mondiale.

L'ancrage français : Motosacoche-France et Lyon

L'histoire de Motosacoche est indissociable de la France. En raison des barrières douanières et de la force du franc suisse, la firme installe une unité de production à Lyon dès les années 1920, sous le nom de Motosacoche-France. Située avenue Lacassagne, cette filiale ne se contente pas d'assembler des pièces suisses, elle devient un acteur majeur du paysage industriel lyonnais.

Le lien avec la France se renforce en 1922 lorsque la marque entre dans la légende en remportant la toute première édition du Bol d'Or, organisée à Vaujours, près de Paris. Cette épreuve d'endurance de 24 heures, courue en solitaire, consacre la fiabilité exceptionnelle des machines genevoises. En 1927, c'est sur l'autodrome de Montlhéry que le pilote français Marchand pulvérise les records de vitesse sur une Motosacoche de 550 cm3, prouvant que la marque domine non seulement en endurance, mais aussi en vitesse pure.

L'âge d'or et la collaboration MAG

Pendant l'entre-deux-guerres, les moteurs MAG équipent les fleurons de l'industrie française : Terrot, Monet-Goyon, Koehler-Escoffier ou encore New-Map. Cette dernière finira d'ailleurs par reprendre l'exploitation de l'usine lyonnaise de Motosacoche à la fin des années 1930. Les moteurs MAG, qu'ils soient monocylindres ou bicylindres en V, sont réputés pour leur robustesse et leur silence de fonctionnement, contrastant avec la production britannique souvent plus bruyante.

Des ingénieurs de renom comme Dougal Marchant et Bert le Vack (le « sorcier de Brooklands ») rejoignent Genève pour peaufiner les modèles de compétition. Sous leur influence, Motosacoche décroche des titres de champion d'Europe et s'impose sur les circuits les plus prestigieux. La mort tragique de Bert le Vack en 1931, lors d'un essai pour l'armée suisse près de Berne, marque la fin d'une ère glorieuse.

Déclin et renaissance

Après la Seconde Guerre mondiale, Motosacoche peine à se renouveler. Malgré des tentatives de diversification dans les moteurs industriels et stationnaires, la production de motos cesse définitivement en 1956. Cependant, la flamme ne s'est jamais éteinte parmi les collectionneurs. En 2020, l'entrepreneur Paul Merz a relancé la marque avec un projet de vélo électrique haut de gamme, le Type A, rendant hommage au pionnier de 1901. En 2021, l'ouvrage de référence de Sandra Ansanay-Alex a permis de remettre en lumière cette histoire fascinante, confirmant que Motosacoche reste, pour les passionnés, la « Rolls-Royce » de la moto suisse.

Highlights & Caractéristiques

Motosacoche se distingue par une philosophie de construction où la précision suisse rencontre l'audace technique.

Une ingénierie d'horloger : Originaires de Genève, les frères Dufaux ont appliqué les standards de la mécanique de précision à la construction motorisée. Chaque moteur MAG était une pièce d'orfèvrerie. Cette exigence de qualité explique pourquoi les moteurs Motosacoche étaient si prisés par les constructeurs tiers : ils apportaient une garantie de fiabilité que peu de motoristes pouvaient offrir à l'époque.

La suprématie des moteurs MAG : La filiale MAG (Motosacoche Acacias Genève) a fourni des moteurs à plus de 50 marques à travers l'Europe. En France, posséder une Monet-Goyon ou une Terrot avec un moteur MAG était un signe extérieur de richesse et de discernement technique. Les configurations allaient du simple monocylindre IOE (admission en tête, échappement latéral) au puissant bicylindre en V culbuté de 1000 cm3.

Innovation et polyvalence : Motosacoche a été l'un des premiers à intégrer le moteur de manière esthétique dans le cadre. Le passage du « moteur-sacoche » aux motos complètes s'est fait sans sacrifier l'élégance. La marque a excellé dans tous les domaines : utilitaires robustes pour les administrations, machines de grand tourisme luxueuses et bolides de Grand Prix.

Un palmarès sportif de premier plan : Victoire au Bol d'Or 1922, records du monde à Montlhéry en 1927, titres européens en 1928 avec Wal Handley. Motosacoche n'était pas seulement une marque de notables, c'était une bête de course capable de tenir tête aux meilleures productions britanniques.

L'héritage franco-suisse : Peu de marques étrangères peuvent se targuer d'avoir eu une telle influence sur l'industrie française. L'usine de Lyon et la collaboration avec New-Map font de Motosacoche une marque de cœur pour les collectionneurs français, qui voient en elle le sommet de la technologie européenne de l'entre-deux-guerres.

Données Techniques

Le tableau ci-dessous présente les modèles emblématiques qui ont jalonné l'histoire de la marque, illustrant l'évolution du "moteur-sacoche" vers les machines de haute performance.

Les moteurs MAG se distinguaient par leurs architectures variées : les versions "semi-culbutées" (IOE) étaient idéales pour le tourisme, tandis que les moteurs OHV et OHC étaient réservés aux sportives et aux machines d'usine. L'angle des V-twins était généralement de 45° ou 50°, offrant un équilibre et un couple caractéristiques.

Aperçu du Marché et Conseils d'Achat

Acheter une Motosacoche aujourd'hui, c'est acquérir une rareté absolue. La production étant restée artisanale par rapport aux géants comme BSA ou Terrot, les exemplaires survivants sont peu nombreux et jalousement gardés par les collectionneurs, notamment en France et en Suisse.

Analyse des prix et tendances (2023-2025)

Le marché de la Motosacoche est un marché de niche, très stable, où la provenance et l'authenticité priment sur tout le reste. Les ventes récentes montrent une forte demande pour les modèles de l'âge d'or (1920-1930).

Résultats de ventes récents :

  • Motosacoche 500 Sport (1923) : Un exemplaire exceptionnel a été adjugé chez Bonhams Paris pour 23 000 €. Ces bicylindres sportifs sont les plus recherchés.
  • Motosacoche Type A (1901-1910) : Les modèles pionniers, éligibles au "Pioneer Run", se négocient entre 8 000 € et 15 000 € selon leur état de conservation et la présence d'un certificat d'authenticité.
  • Type 409 / Jubilé (Années 30) : Les monocylindres de tourisme en bon état de marche se trouvent entre 7 500 € et 12 000 €. Une vente récente chez Osenat a confirmé un prix de 8 520 € pour une Type 409 à restaurer.
  • Modèles V-Twin de luxe (850 cm3) : Ces machines imposantes peuvent dépasser les 30 000 € lorsqu'elles sont parfaitement restaurées.

Estimation par catégorie d'état :

  • État concours (restauration parfaite) : 18 000 € – 45 000 € (selon modèle)
  • Bon état d'origine (patine) : 12 000 € – 25 000 €
  • Projet de restauration complet : 5 000 € – 9 000 €

Points de vigilance lors de l'achat

L'amateur doit être particulièrement scrupuleux sur l'authenticité. Motosacoche ayant vendu des milliers de moteurs MAG à d'autres marques, il n'est pas rare de trouver des « bitzas » (assemblages de pièces disparates) présentés comme des Motosacoche d'origine.

Identification : Vérifiez la correspondance entre les numéros de cadre et les numéros de moteur. Les moteurs MAG possèdent un codage spécifique (ex: 1C9 pour un monocylindre 500 cm3). Une plaque de constructeur "Motosacoche-France Lyon" est un plus pour un collectionneur français.

Le moteur MAG : Bien que robustes, ces moteurs exigent des pièces spécifiques aujourd'hui introuvables en neuf. L'état des pignons de distribution et de la pompe à huile est critique. Un moteur qui "fume" ou claque peut cacher une facture de réfection dépassant les 5 000 €.

Transmission et accessoires : Les boîtes de vitesses séparées (souvent de marque Hurth ou Sturmey-Archer sur certains modèles) doivent être testées avec soin. Les accessoires d'époque comme les magnétos Bosch ou les carburateurs AMAC sont onéreux à restaurer ou à remplacer.

Ressources pour les collectionneurs français

La France possède une communauté active de passionnés.

  • FFVE (Fédération Française des Véhicules d'Époque) : Indispensable pour l'obtention d'une carte grise de collection.
  • Site Preverdy.free.fr : Une mine d'or regroupant de nombreuses documentations techniques et catalogues d'époque en français.
  • Livre de Sandra Ansanay-Alex (2021) : La bible absolue pour identifier les modèles et comprendre l'histoire de la marque.
  • Rétromobile Paris : Le rendez-vous annuel où l'on peut souvent admirer des Motosacoche sur les stands de spécialistes ou lors des ventes aux enchères Artcurial.

Comportement & Performance

Piloter une Motosacoche, c'est ressentir la quintessence de la moto d'avant-guerre : une alliance de force tranquille et de précision mécanique.

Le charme des pionnières (Type A) : Sur un Type A de 1904, l'expérience est minimaliste. On pédale pour lancer le moteur, puis on gère l'avance à l'allumage et la richesse du mélange manuellement. C'est une danse délicate entre l'homme et la machine. À 30 km/h, le cadre de vélo vibre, et le moteur émet un poum-poum régulier et rassurant. Le freinage par patin sur jante rappelle qu'il faut anticiper chaque arrêt.

La puissance des V-Twins (2C10) : Aux commandes d'un bicylindre des années 20, le changement de décor est radical. Le moteur MAG de 500 cm3 délivre un couple généreux dès les bas régimes. La sonorité est profonde, majestueuse. Sur la route, la machine fait preuve d'une stabilité remarquable pour l'époque, grâce à un centre de gravité bien placé. La boîte de vitesses séparée demande un passage des rapports décomposé, avec un double débrayage souvent salvateur. À 80 km/h, on se prend pour un recordman de Montlhéry, le vent cinglant le visage et les vibrations mécaniques remontant par les repose-pieds.

L'équilibre des Jubilé : Les modèles culbutés des années 30 sont plus civilisés. Le moteur est plus souple, la lubrification mieux maîtrisée grâce au carter humide. Le comportement est plus prévisible, permettant de longues balades sur les routes secondaires. La suspension reste sommaire (souvent limitée à une fourche parallélogramme), mais la qualité des aciers suisses offre une certaine flexibilité au cadre, absorbant les irrégularités du bitume.

Ce qui frappe sur toutes les Motosacoche, c'est la onctuosité mécanique. Là où certaines concurrentes françaises de l'époque semblent rugueuses, la genevoise tourne avec une régularité de métronome. C'est une machine qui inspire confiance, conçue pour durer et pour gagner.

Design & Esthétique

L'esthétique Motosacoche est le reflet de son origine genevoise : sobriété, élégance fonctionnelle et finitions de haut vol.

La discrétion du Type A : Le concept initial était de cacher la mécanique. Les carters en tôle qui enveloppaient le moteur lui donnaient un aspect compact et propre. C'était l'antithèse des moteurs dégoulinants d'huile de l'époque. Cette recherche d'intégration esthétique est l'un des premiers exemples de "design industriel" appliqué à la moto.

L'âge de l'acier et du nickel : Dans les années 20, les Motosacoche arborent des réservoirs entre-tubes élégamment peints. Les coloris varient : le noir classique côtoie des teintes plus audacieuses sur les modèles lyonnais, comme le vert sombre ou le rouge bordeaux. Le nickelage des ressorts de fourche et des leviers apporte une touche de luxe. Le logo Motosacoche, souvent accompagné de la mention "Acacias Genève", est frappé avec une typographie Art Déco caractéristique.

La modernité des années 30 : Avec l'arrivée des réservoirs "en selle" (chevauchant le cadre), les lignes s'arrondissent. Les garde-boue deviennent plus enveloppants, et l'instrumentation (tachymètre, ampèremètre) s'intègre parfois directement sur le réservoir ou le phare. La Jubilé Sport est sans doute l'une des plus belles réussites visuelles de la marque, avec son moteur culbuté compact et ses ailettes de refroidissement finement ciselées.

L'image de marque : La communication de Motosacoche a toujours misé sur l'élégance. Les affiches d'Edouard Elzingre, montrant des gentlemen et des dames en tenues de voyage sur leurs machines genevoises, ont ancré la marque dans l'imaginaire collectif comme un produit d'élite. Aujourd'hui, une Motosacoche avec sa patine d'origine, son réservoir usé par les genoux du pilote et ses cuivres polis, attire irrésistiblement le regard dans n'importe quel rassemblement de véhicules d'époque.

Résumé

Motosacoche occupe une place à part dans le panthéon du motocyclisme. Plus qu'un simple constructeur suisse, c'est un monument de l'histoire industrielle européenne qui a profondément irrigué la production française. Acheter une Motosacoche, c'est faire le choix de l'excellence technique et de la rareté.

Pour le collectionneur français, l'intérêt est double : on acquiert une machine à la réputation de fiabilité légendaire, tout en célébrant un patrimoine partagé à travers l'usine de Lyon et les innombrables marques nationales motorisées par MAG. Que ce soit pour participer au mythique "Pioneer Run" avec un Type A, pour revivre l'ivresse des records à Montlhéry sur un V-Twin, ou simplement pour savourer la qualité de fabrication d'une Jubilé, Motosacoche reste un investissement passion sûr.

Certes, la quête de pièces peut s'apparenter à un sacerdoce et exige de s'insérer dans les réseaux de spécialistes helvétiques et français. Mais le plaisir de faire craquer un moteur MAG et d'entendre son rythme imperturbable vaut tous les efforts. Dans un monde de production de masse, la Motosacoche demeure ce qu'elle a toujours été : une pièce d'horlogerie conçue pour la route, un joyau de mécanique que l'on ne possède jamais vraiment, mais que l'on transmet avec fierté.