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Acheter Moto BSA

Depuis 1903, la Birmingham Small Arms Company a forgé l'histoire de la moto britannique, de la robuste M20 militaire à la célèbre Gold Star qui a dominé le Clubmans TT pendant huit ans.

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Résultats de la recherche

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Image 1/18 de BSA Empire Star 500 (1937)
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1937 | BSA Empire Star 500

Villach Collection – Voiture de Collection / Véhicule de Musée

5 000 € - 7 500 €

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Image 1/13 de BSA A 65 Lightning (1970)
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1970 | BSA A 65 Lightning

Villach Collection – Voiture de Collection / Véhicule de Musée

4 500 € - 6 500 €

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Image 1/19 de BSA A 10 Golden Flash (1953)
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1953 | BSA A 10 Golden Flash

Villach Collection – Voiture de Collection / Véhicule de Musée

5 000 € - 7 000 €

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Image 1/50 de BSA B 44 Victor Grand Prix (1969)
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Image 1/50 de BSA C 15 Scrambler (1963)
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1963 | BSA C 15 Scrambler

B.S.A 250 C15 TRIAL

9 800 €
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Image 1/7 de BSA A 65 Thunderbolt (1968)
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6 000 €
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Particulier
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Rallye Paris - Alger - Dakar 1986
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Convertie

1972 | BSA A 65 Lightning II

Wettbewerbsmaschine Rallye Paris Dakar

21 901 €
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Image 1/24 de BSA A 10 Golden Flash (1953)
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1953 | BSA A 10 Golden Flash

BSA A10 Golden Flash

9 990 €
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Références d'annonces "BSA" de Classic Trader

Vous trouverez ci-dessous des annonces liées à votre recherche qui ne sont plus disponibles sur Classic Trader. Utilisez ces informations pour obtenir un aperçu de la disponibilité, des tendances de valeur et des prix actuels d'une "BSA" afin de prendre une décision d'achat plus éclairée.

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Image 1/50 de BSA B50 (1974)

1974 | BSA B50

B.S.A B50 MX

6 400 €le mois dernier
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Image 1/38 de BSA A 10 Golden Flash (1965)

1965 | BSA A 10 Golden Flash

-

13 500 €il y a 2 mois
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Image 1/25 de BSA M 20 (1942)

1942 | BSA M 20

1942 BSA M20 496cc

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Image 1/24 de BSA A 10 Rocket Gold Star (1962)
Récréation

1962 | BSA A 10 Rocket Gold Star

1962 BSA A10 Rocket Gold Star Replica 646cc

Prix sur demandeil y a 4 mois
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Image 1/19 de BSA B 34 Gold Star 500 (1953)

1953 | BSA B 34 Gold Star 500

1953 BSA DBD34 Gold Star 499cc

Prix sur demandeil y a 4 mois
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Image 1/44 de BSA A 75 Rocket 3 (1968)

1968 | BSA A 75 Rocket 3

1968 BSA A75R Rocket 3 Mk1 741cc

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Image 1/29 de BSA DB 34 Gold Star (1955)

1955 | BSA DB 34 Gold Star

1955 BSA CB34 Gold Star 499cc

Prix sur demandeil y a 4 mois
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Depuis plus d'un siècle, les motos BSA (Birmingham Small Arms) incarnent une certaine idée de l'ingénierie britannique : solide, performante et empreinte d'une élégance fonctionnelle. Que vous soyez à la recherche d'un monocylindre de caractère comme la Gold Star ou d'un bicylindre polyvalent comme l'A65 Lightning, posséder une BSA, c'est s'offrir un morceau d'histoire mécanique né au cœur de l'Angleterre industrielle. En France, la marque jouit d'une aura particulière auprès des collectionneurs qui apprécient autant la robustesse des modèles d'avant-guerre que la fougue des machines de course des années 50 et 60.

Histoire et Héritage

L'histoire de la Birmingham Small Arms Company commence bien avant l'invention du moteur à explosion. Fondée en 1861 par l'union de 14 armuriers de Birmingham, l'entreprise se diversifie dans la production de bicyclettes dès 1880 pour pallier la baisse de la demande d'armement. C'est en 1903 que la première moto BSA voit le jour, équipée d'un moteur de 3,5 chevaux. Ce succès initial n'est que le prélude à une ascension fulgurante qui fera de BSA, quelques décennies plus tard, le plus grand constructeur de motos au monde.

Durant la Première Guerre mondiale, BSA redevient un pilier de l'effort de guerre, mais les années 1920 marquent le véritable essor de sa gamme civile. La série M, avec ses monocylindres robustes, devient la colonne vertébrale de la marque. Les modèles M20, M21 et M22 acquièrent une réputation d'invincibilité et sont exportés aux quatre coins de l'Empire britannique et en Europe. Lors de la Seconde Guerre mondiale, BSA produit environ 126 000 exemplaires de la M20 militaire pour les forces alliées, un record absolu pour un constructeur britannique. Cette machine, bien que modeste en performance, prouve sa valeur sur tous les théâtres d'opérations, du désert d'Afrique du Nord aux routes de Normandie.

L'après-guerre marque l'âge d'or de BSA. En 1951, le groupe rachète son concurrent Triumph Motorcycles, consolidant ainsi sa position de leader mondial. Les années 50 et le début des années 60 voient naître des modèles de légende. L'A7 et l'A10 Golden Flash, avec leurs moteurs bicylindres parallèles de 500 et 646 cm³, deviennent des références en termes de confort et de fiabilité pour le grand tourisme. Parallèlement, la BSA Gold Star écrit les plus belles pages du sport motocycliste en dominant le Clubmans TT de l'île de Man entre 1949 et 1956, avec huit victoires consécutives.

La série A65 (Lightning, Thunderbolt, Spitfire), lancée en 1962, tente de moderniser l'image de la marque face à la montée en puissance de Norton et Triumph. La A65 Lightning, capable d'atteindre 180 km/h, devient une icône culturelle, notamment grâce à son apparition dans le film de James Bond "Opération Tonnerre" (1965). Dans le même temps, BSA s'illustre en tout-terrain avec la B44 Victor, une machine de motocross avec laquelle Jeff Smith remporte le championnat du monde 500cc en 1944 et 1965.

Cependant, dès le milieu des années 60, BSA subit de plein fouet la concurrence japonaise. Les machines nippones, plus modernes, plus fiables et dépourvues de fuites d'huile chroniques, séduisent une nouvelle génération de motards. Malgré des tentatives de renouvellement, la qualité de fabrication décline et la gamme vieillit. En 1972, la production cesse définitivement. La fusion avec Norton-Villiers ne suffit pas à sauver l'entreprise, qui dépose le bilan en 1977. Aujourd'hui, l'héritage de BSA survit grâce à une communauté de passionnés passionnés et à la renaissance de la marque sous l'égide du groupe Mahindra, qui a relancé une nouvelle Gold Star en 2021, rendant hommage au design originel.

Points Forts et Caractéristiques

Les motos BSA se distinguent par une conception pragmatique et une robustesse mécanique qui ont fait leur renommée mondiale. Chaque modèle phare de la marque possède des caractéristiques qui en font des pièces de collection recherchées.

La Gold Star est sans conteste le joyau de la couronne. Dans sa version DBD34 de 500 cm³, elle représente l'apogée du monocylindre britannique à soupapes en tête (OHV). Capable de développer jusqu'à 42 chevaux pour un poids plume de 170 kg, elle offrait des performances de premier plan pour l'époque. Sa polyvalence était unique : un propriétaire pouvait l'utiliser pour se rendre au travail la semaine et, avec quelques réglages mineurs, s'aligner sur une grille de départ le week-end. La Rocket Gold Star (1962-1963), qui mariait le moteur bicylindre de l'A10 au cadre de la Gold Star, est aujourd'hui l'une des variantes les plus rares et les plus convoitées.

L'A10 Golden Flash a marqué les esprits par son bicylindre parallèle de 646 cm³ développant entre 35 et 40 chevaux. C'était la machine de voyage par excellence, réputée pour sa douceur de fonctionnement et sa capacité à dévorer les kilomètres. La version Super Rocket (1958-1963) apportait une touche de sportivité supplémentaire avec une préparation moteur plus poussée, tandis que la Spitfire Scrambler démontrait l'agilité de BSA hors des sentiers battus.

La gamme A65 a introduit le concept de moteur "unit" (moteur et boîte de vitesses dans le même carter) chez BSA. La A65 Lightning se distinguait par ses deux carburateurs Amal, lui permettant d'afficher une puissance de 52 chevaux à 7 000 tr/min. Sa vitesse de pointe de 180 km/h la plaçait directement en concurrence avec les meilleures sportives de son temps. À l'inverse, la A65 Thunderbolt, équipée d'un seul carburateur, privilégiait le couple et la souplesse pour un usage plus quotidien.

Le patrimoine militaire de BSA est incarné par la M20. Ce monocylindre de 496 cm³ à soupapes latérales ne développait que 13 chevaux, mais sa simplicité mécanique et sa facilité d'entretien en faisaient l'allié idéal des soldats. Après la guerre, sa robustesse en a fait une base privilégiée pour les attelages avec side-car. Enfin, la B44 Victor a porté haut les couleurs de BSA en motocross. Avec son moteur de 441 cm³ nerveux et son cadre léger, elle offrait une expérience de conduite brute et sans compromis, directement issue de la compétition.

Données Techniques

Particularités techniques :

  • Gold Star : Taux de compression variable entre 6,5:1 (essence standard) et 13:1 (carburant de course).
  • Série A10 : Différents types de cadres selon les années : rigide (1950-1954), coulissant (Plunger, 1951-1954) et oscillant (à partir de 1954).
  • Série A65 : Passage au système électrique 12 volts avec régulateur à diode Zener dès 1962.
  • A70 Lightning : Seulement 202 exemplaires produits pour l'homologation AMA, tous exportés vers les États-Unis.
  • M20 : Équipée d'un phare Lucas DU142, d'un allumage par magnéto et d'un réservoir de 13,6 litres.

Aperçu du Marché et Conseils d'Achat

Le marché français de la moto de collection est particulièrement friand des marques britanniques, et BSA y occupe une place de choix. Les prix varient considérablement en fonction de la rareté du modèle, de son état de conservation et de l'authenticité de ses composants. En 2024 et 2025, on observe une stabilisation des prix pour les modèles courants, tandis que les pièces d'exception continuent de voir leur cote grimper lors des ventes aux enchères à Paris ou Lyon.

Fourchettes de prix et tendances

La Gold Star DBD34 reste le graal pour de nombreux collectionneurs. Un exemplaire en excellent état d'origine ou parfaitement restauré se négocie aujourd'hui entre 15 000 € et 25 000 €. Les versions de course avec un historique documenté ou les rarissimes Rocket Gold Star peuvent largement dépasser les 30 000 €. En France, ces machines sont souvent vendues entre passionnés ou via des maisons de vente spécialisées comme Artcurial ou Bonhams lors de Rétromobile.

Les bicylindres de la série A10 (Golden Flash et Super Rocket) offrent un excellent rapport plaisir/investissement. Comptez entre 8 000 € et 15 000 € pour une machine prête à rouler. Les modèles à cadre coulissant (Plunger) sont souvent un peu moins chers que les versions à bras oscillant, plus confortables et prisées pour les rallyes de régularité.

La gamme A65 (Lightning et Thunderbolt) constitue une porte d'entrée plus abordable dans l'univers des "Big Twins" britanniques. Les prix oscillent généralement entre 6 000 € et 12 000 €. Attention toutefois aux modèles produits entre 1970 et 1972 : la qualité de fabrication y était moins constante, ce qui peut justifier un prix plus bas mais nécessiter des travaux de fiabilisation plus importants. La très rare A70 Lightning est quasiment introuvable sur le marché hexagonal, ses rares apparitions se soldant par des prix dépassant les 15 000 €.

Pour les budgets plus serrés ou les amateurs d'histoire militaire, la M20 est une option séduisante. On en trouve entre 4 000 € et 8 000 €. Les versions militaires authentiques avec leurs accessoires d'époque sont les plus recherchées. Enfin, la B44 Victor se situe entre 5 000 € et 10 000 €, les versions GP de compétition étant nettement plus rares que les déclinaisons routières ou enduro.

Profils d'acheteurs et conseils pratiques

Les acheteurs de Gold Star sont généralement des collectionneurs avertis, souvent nostalgiques de l'ère des "Café Racers" et des courses sur route. Ils recherchent avant tout l'authenticité et la performance brute. Les amateurs d'A10 et d'A65 privilégient souvent l'usage routier, cherchant une machine capable de participer à des balades dominicales ou à des événements comme les Coupes Moto Légende. Les passionnés de la M20 sont souvent tournés vers la reconstitution historique ou cherchent une base robuste pour un projet de side-car.

Points de vigilance lors de l'inspection :

  1. Série A10 : Surveillez les bruits de bielle sur les modèles anciens. L'allumage par magnéto peut être capricieux s'il n'a pas été révisé récemment. Vérifiez également l'étanchéité du carter moteur et de la boîte de vitesses, ainsi que l'usure des points de pivot sur les cadres coulissants.
  2. Série A65 : Les vibrations importantes au-delà de 5 000 tr/min sont normales, mais un excès peut signaler un mauvais équilibrage du vilebrequin. Le système de lubrification est critique : assurez-vous que la pompe à huile fonctionne parfaitement. Sur les modèles tardifs, inspectez soigneusement la qualité des chromes et de la peinture, souvent sujette à la corrosion.
  3. Gold Star : Le test de compression est indispensable. La magnéto Lucas, dont la production a cessé en 1963, est une pièce coûteuse et difficile à remplacer par une unité d'origine. Vérifiez l'état des guides de soupapes, qui ont tendance à s'user prématurément sur les moteurs sollicités.
  4. M20 : Bien que le moteur soit "increvable", vérifiez l'absence de fissures sur le cadre, surtout si la moto a un passé militaire actif. La puissance étant limitée, assurez-vous que la transmission est en bon état pour ne pas perdre le peu de chevaux disponibles.
  5. B44 Victor : Le palier principal du vilebrequin côté distribution est un point faible connu (passage d'un palier lisse à un roulement à billes sur les versions ultérieures). Inspectez également l'état du cylindre et de la culasse en aluminium, très sensibles à la chauffe.

Coûts de restauration et pièces :

Une réfection moteur complète peut coûter entre 2 000 € et 5 000 € selon le modèle et l'état initial. Pour une restauration esthétique (peinture, chromes, sellerie), prévoyez un budget de 1 500 € à 4 000 €. La disponibilité des pièces est globalement bonne grâce à des spécialistes britanniques comme Draganfly Motorcycles ou British Only. En France, plusieurs revendeurs spécialisés permettent d'éviter les frais de douane parfois élevés depuis le Brexit, mais les délais peuvent varier. Les pièces pour A10 et A65 sont les plus faciles à trouver, tandis que certains composants spécifiques à la Gold Star ou à l'A70 demandent plus de patience et un budget plus conséquent.

Comportement Routier et Performance

Piloter une BSA, c'est redécouvrir des sensations de conduite oubliées, où chaque commande demande une attention particulière et où la mécanique communique directement avec le pilote.

La BSA M20 n'est pas une machine de vitesse. Avec ses 13 chevaux, elle demande de la patience. Le moteur à soupapes latérales offre cependant un couple généreux à bas régime et une souplesse surprenante. C'est une moto qui se conduit "sur le gras du couple", idéale pour flâner sur les routes départementales françaises. Son comportement est prévisible et rassurant, surtout lorsqu'elle est attelée à un side-car, sa configuration de prédilection. C'est une machine qui semble pouvoir rouler éternellement, pourvu qu'on ne la brusque pas.

L'A10 Golden Flash offre l'expérience classique du bicylindre parallèle britannique. Le moteur de 650 cm³ est onctueux et délivre une puissance constante. À 90-100 km/h, la machine est dans sa zone de confort, accompagnée par le martèlement caractéristique de l'échappement. Les vibrations sont présentes mais jamais envahissantes sur les modèles bien réglés. Le cadre à bras oscillant (post-1954) apporte une tenue de route saine et un confort appréciable pour les longues étapes. La Super Rocket, plus nerveuse, demande un pilotage plus actif et offre des reprises plus franches, au prix de vibrations un peu plus marquées.

La Gold Star est une tout autre affaire. C'est une machine de course qui a été "civilisée" juste ce qu'il faut pour obtenir une plaque d'immatriculation. Le monocylindre vibre de manière significative, mais c'est le prix à payer pour une réactivité exceptionnelle. La direction est d'une précision chirurgicale, et le freinage (souvent amélioré par des tambours de grand diamètre) est à la hauteur des performances. En ville, elle peut se montrer capricieuse et chauffer rapidement, mais dès que la route s'ouvre, elle révèle son vrai visage : une sportive pure et dure qui demande de l'engagement physique et offre en retour des sensations de vitesse pures.

La A65 Lightning représente l'évolution vers plus de modernité. Plus légère et plus vive que l'A10, elle monte plus volontiers dans les tours. Les 52 chevaux sont bien présents et permettent des dépassements éclair. Cependant, la conception "unit" du moteur rend les vibrations plus directes dans le cadre à haut régime. La tenue de route est excellente pour l'époque, bien que le cadre puisse montrer ses limites sur des revêtements dégradés à haute vitesse. La Thunderbolt, avec son carburateur unique, est plus sage et plus homogène, idéale pour ceux qui cherchent le look BSA avec une facilité d'utilisation accrue.

Enfin, la B44 Victor GP est une machine nerveuse et légère. Son terrain de jeu favori reste les chemins et les petites routes sinueuses. Très vive, elle demande une certaine habitude pour être maîtrisée, notamment à cause de son freinage parfois un peu juste sur route. C'est une moto de pur plaisir, brute et authentique, qui rappelle à chaque accélération son héritage de championne du monde de motocross.

Design et Style

Le design des motos BSA a toujours suivi une philosophie de fonctionnalité élégante. Contrairement à certaines marques italiennes plus exubérantes, BSA privilégiait des lignes sobres et une qualité de finition qui inspirait la confiance.

La Gold Star incarne l'esthétique "Café Racer" originelle. Son réservoir chromé, souvent orné du célèbre logo à l'étoile dorée, sa selle monoplace fine et ses guidons bracelets (sur les versions Clubman) créent une silhouette agressive et intemporelle. Chaque élément, du garde-boue minimaliste à l'échappement "swept-back", est pensé pour la vitesse. C'est une leçon de design où la forme suit strictement la fonction.

L'A10 Golden Flash est l'archétype de la moto de tourisme classique des années 50. Ses garde-boue enveloppants, son large réservoir peint dans des teintes élégantes comme le "British Racing Green" ou le "Amarant Red" avec des filets dorés, et sa selle biplace confortable lui donnent une allure statutaire. Les chromes sont utilisés avec parcimonie mais discernement, soulignant les lignes du moteur bicylindre massif qui occupe fièrement le centre du cadre.

Avec la série A65, BSA a tenté de moderniser son image. Les lignes sont devenues plus fluides, les réservoirs plus fins et les coloris plus audacieux pour séduire le marché américain. La Lightning jouait la carte de la sportivité avec ses deux carburateurs apparents et ses échappements relevés, tandis que la Thunderbolt conservait une allure plus classique et sobre. C'est durant cette période que le design BSA a commencé à intégrer davantage d'éléments en plastique et des finitions moins artisanales, reflétant les changements de l'industrie.

La M20 possède un charme utilitaire indéniable. Dans sa livrée vert olive militaire, avec ses sacoches en toile et son porte-bagages robuste, elle raconte une histoire de courage et de résilience. Les versions civiles d'après-guerre, bien que plus colorées, ont conservé cette silhouette trapue et fonctionnelle qui en fait une machine à part dans le paysage des classiques.

Le style de la B44 Victor est celui de la performance pure en tout-terrain. Son réservoir en aluminium poli (sur certaines versions), son échappement haut et sa garde au sol importante lui donnent un look de baroudeuse avant l'heure. C'est une machine qui semble prête à s'élancer sur une piste de terre même lorsqu'elle est garée devant un café.

Course et Culture

L'ADN de BSA est indissociable de la compétition. Les succès sur piste et en tout-terrain ont non seulement servi de laboratoire technique mais ont aussi forgé l'image de marque auprès du public.

La domination de la Gold Star au Tourist Trophy de l'île de Man est légendaire. Entre 1949 et 1956, elle a régné sans partage sur la catégorie Clubmans, une épreuve réservée aux machines de série. Cette hégémonie était telle que certains concurrents demandaient l'interdiction du modèle pour redonner de l'intérêt à la course. Des pilotes comme Bernard Codd ou Eric Houseley sont devenus des héros nationaux au guidon de leurs BSA. Cette réussite commerciale et sportive a créé une véritable culture de la performance chez les propriétaires de BSA, qui n'hésitaient pas à modifier leurs machines de route pour imiter les modèles de course.

En motocross, BSA a prouvé que ses moteurs pouvaient endurer les pires traitements. Le titre mondial de Jeff Smith en 1964 et 1965 sur la B44 a marqué les esprits, prouvant que le savoir-faire britannique pouvait s'imposer face aux constructeurs européens spécialisés. Cette victoire a boosté les ventes de la gamme Victor et a ancré BSA dans la culture naissante du tout-terrain de loisir.

Sur le plan culturel, BSA a marqué l'imaginaire collectif. Outre son rôle héroïque durant la guerre, la marque a bénéficié d'une exposition médiatique importante. L'apparition de la A65 Lightning dans "Opération Tonnerre" (Thunderball) en 1965, pilotée par la redoutable Fiona Volpe, a associé BSA à l'univers du luxe, de l'espionnage et de la performance internationale. En France, BSA était la marque de choix pour de nombreux services de police et administrations dans l'après-guerre, avant d'être remplacée par des productions nationales ou allemandes. Cette présence quotidienne a laissé une trace durable dans la mémoire des motards français.

Aujourd'hui, la culture BSA est entretenue par des clubs très actifs en France, comme le BSA Owners Club France. Ces passionnés organisent des rassemblements, des sorties et participent activement à la préservation du patrimoine de la marque. Des événements comme le Vintage Revival Montlhéry ou les Coupes Moto Légende sont l'occasion d'admirer ces machines en action et de constater que, malgré la disparition de l'usine d'origine, l'esprit de Birmingham continue de souffler sur les routes de l'Hexagone.

Résumé

Acheter une moto BSA, c'est bien plus qu'acquérir un simple véhicule de collection ; c'est entrer dans un univers de passion, d'histoire et de mécanique pure. De la robustesse légendaire de la M20 à la sportivité sans compromis de la Gold Star, la gamme BSA offre une diversité de modèles capable de satisfaire tous les profils de collectionneurs.

La Gold Star demeure le choix ultime pour ceux qui recherchent le prestige et les sensations d'une machine de course historique. L'A10 et l'A65 représentent des options plus polyvalentes et accessibles pour découvrir le charme des bicylindres britanniques, que ce soit pour le grand tourisme ou les balades sportives. La M20 séduira les amateurs d'histoire et de simplicité, tandis que la B44 Victor ravira les fans de tout-terrain classique.

Bien que la marque ait connu des heures sombres avant sa disparition dans les années 70, la solidité de sa conception et la disponibilité actuelle des pièces en font un investissement raisonnable pour qui sait être attentif lors de l'achat. En France, la cote des BSA reste stable et soutenue par une communauté dynamique, garantissant une revente aisée pour les exemplaires de qualité. En choisissant BSA, vous vous assurez de posséder une machine qui a non seulement marqué son époque mais qui continue, par son caractère et son design, à faire vibrer le cœur des passionnés de belle mécanique.